MBS arrive en Argentine pour un sommet du G20 sous haute tension
Le prince héritier d'Arabie saoudite est arrivé mercredi 28 novembre à Buenos Aires, premier invité de marque d'un sommet du G20 sous haute tension, entre escalade en Ukraine et inquiétudes pour l'économie mondiale.
Mohammed Ben Salmane, soupçonné d'avoir commandité le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, est l'un des protagonistes les plus attendus de la rencontre vendredi et samedi dans la capitale argentine des chefs d'Etat et de gouvernements des vingt premières puissances mondiales.
"MBS", ainsi surnommé au temps où il apparaissait comme un réformateur prometteur, mais dont l'image internationale est considérablement ternie, pourrait rencontrer en marge du sommet le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avec qui les relations sont extrêmement tendues atour de ce scandale.
Une "interaction" plus informelle avec le président américain Donald Trump, qui est au contraire son plus solide soutien jusqu'ici sur la scène internationale, n'est pas exclue par la Maison blanche.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est aussi dit "prêt" à discuter du Yémen avec le Saoudien. Le président russe Vladimir Poutine, lui, entend bien aborder l'affaire Khashoggi, mais aussi la question du pétrole, lors d'un tête-à-tête avec le prince.
L'ONG Human Rights Watch attend également "MBS" de pied ferme, contre qui elle a porté plainte dans les dossiers Khashoggi et du Yémen, comme le lui permet le droit argentin.
Pour le reste, le ton de ce sommet, le dixième du genre, sera donné par Donald Trump qui entend enchaîner les bilatérales, un format que l'imprévisible président américain affectionne, au contraire des fastidieuses négociations multilatérales.
Donald Trump a pour l'heure prévu des rencontres avec ses homologues russe et chinois.
Mais une incertitude plane sur la réunion Trump-Poutine depuis l'escalade déclenchée par la Russie contre l'Ukraine en mer d'Azov, qui suscite une vague de réprobation au niveau international. "Peut-être que je ne ferai pas cette entrevue", a dit Donald Trump au Washington Post.
(Avec AFP)