Brexit: feu vert à l'accord de divorce mais les négociations continuent
Les 27 ont donné lundi 19 novembre un premier feu vert à l'accord de divorce négocié avec Londres, cible de virulentes critiques au Royaume-Uni, donnant le coup d'envoi d'une ultime semaine de tractations avant un sommet exceptionnel dimanche prochain à Bruxelles.
Les discussions ne sont pas encore closes: les deux parties doivent désormais se mettre d'accord sur la nature des liens qu'elles garderont après le Brexit. Et sur la longueur maximale de la transition envisageable après le 30 mars 2019, pour préparer cette "relation future" aux contours encore flous.
La Première ministre britannique Theresa May, qui se rendra dans la semaine à Bruxelles, fait face à une forte pression au Royaume-Uni, où ses détracteurs lui demandent d'améliorer l'accord de 585 pages conclu par les équipes de négociateurs pour organiser leur séparation.
De leur côté, les 27 ont apporté lundi leur soutien politique à ce texte, qui prévoit notamment le solde de tout compte financier que devra verser le Royaume-Uni à l'UE. Il contient aussi des mesures controversées pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du nord.
"La première étape difficile est franchie. Nous avons réussi à préserver l'unité" des 27, s'est réjoui le ministre autrichien des Affaires européennes Gernot Blümel, après une réunion avec ses homologues à Bruxelles.
"Nous devons être clairs sur le fait que cet accord, tel qu'il est maintenant sur la table, est le meilleur accord possible", a insisté lundi le ministre luxembourgeois Jean Asselborn.
Des pays comme la France, qui auraient souhaité un meilleur résultat sur la question de la pêche, n'en feront pas un point de blocage, conscients que les Britanniques pourraient à leur tour présenter de nouvelles demandes.
"Nous ne souhaitons pas rouvrir l'accord mais nous serons très vigilants sur sa mise en œuvre", a expliqué lundi la ministre française Nathalie Loiseau, après la réunion. "Les 27 sont allés au bout de leurs marges de manœuvre".
La possibilité d'étendre la période de transition post-Brexit, pendant laquelle le Royaume-Uni restera de fait dans le giron de l'UE, fait partie des seuls points encore ouverts sur la table.
(Avec AFP)