Platinum Power obtient 6 autorisations pour ses centrales hydroélectriques en cours de développement
Platinum Power a reçu six nouvelles autorisations provisoires, délivrées par le ministère de l'Energie, des mines et du développement durable pour le développement de ses centrales hydroélectriques, conformément à la loi 58-15 modifiant et complétant la loi 13-09 sur les énergies renouvelables.
Ces autorisations concernent les centrales de la cascade d'Ahancal dont Tamajout (30 MW) et Tillouguit Aval (30 MW), ainsi que les sites isolés de Bab Ouender (30 MW) et de Boutferda (18 MW), qui avaient reçu auparavant des autorisations limitant leurs seuils de capacité de génération à 12 MW.
"La loi 58-15 a relevé le seuil de capacité maximale de production hydroélectrique de 12 MW à 30 MW", nous explique une responsable au sein de Platinum Power, jointe par Médias24.
L’opérateur marocain a également obtenu les autorisations provisoires pour deux nouveaux aménagements hydroélectriques Melloul 1 (24 MW) et Melloul 2 (24 MW) relevant la capacité de la nouvelle cascade régularisée à 108 MW, avec une retenue à l’amont d’environ 240 millions de m3 pouvant assurer la production d’énergie électrique en heures de pointes tout au long de l’année.
Le projet de la cascade hydroélectrique d'Ahancal s’inscrit aussi bien dans la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables que dans le plan d’urgence de l’eau.
En même temps, ce projet a pour vocation de lutter contre les effets de changement climatique et surtout d'apporter une solution pérenne pour le réseau électrique national en contribuant par le stockage (108 MW garantis durant plus de 2200 heures/an), à mitiger l'impact de l’intermittence de l'électricité de sources éoliennes et solaires sur le réseau.
Les cinq centrales Tamajout, Tillouguit, Boutferda, Melloul 1 et Melloul 2 sont situés dans la région de Béni Mellal-Khénifra. La centrale Bab Ouender se trouve quand à elle dans la région de Taza-Al Hoceima-Taounate, précise notre source.
Ces centrales ne sont pas construites encore. Elles sont en phase de développement (études, contractualisation, mobilisation du foncier…), conclut-elle.