Le Maroc réclame de nouveaux droits sociaux pour les travailleurs saisonniers en Espagne
La migration circulaire (emploi saisonnier) était au centre d'une rencontre, mardi 2 octobre à Rabat, entre la secrétaire d’Etat espagnole aux Migrations, María del Consuelo Rumí Ibáñez, et le ministre du Travail, Mohamed Yatim.
Lors de cet entretien, le ministre marocain a relevé la nécessité d’efforts supplémentaires afin d'améliorer certains aspects.
Il s’agit notamment de:
- revoir certaines dispositions de l’accord de main d’œuvre pour permettre l’adaptation des procédures de sélection des candidats aux nouvelles donnes attestées par les faits,
- ouvrir de nouveaux droits sociaux aux travailleurs saisonniers, notamment la retraite,
- la conservation des droits acquis et en cours d’acquisition,
- la totalisation des périodes d’assurance,
- le droit au transfert des prestations garanties.
Il a rappelé, à cet égard, l’accord de main d’œuvre, signé à Madrid le 25 juillet 2001, et le mémorandum d’entente de coopération entre le ministère de l’Emploi et le ministère du Travail et de l’immigration d’Espagne, signé le 12 février 2009 à Madrid.
Pour sa part, Rumí Ibáñez a indiqué que le Maroc et l'Espagne sont appelés à "étoffer d'une manière commune leur coopération pour une meilleure gestion migratoire", plaidant pour "davantage de soutien de la part de l'Union européenne".
Elle a, en outre, souligné l'impératif de travailler sur "des canaux de migration légale", rappelant la définition des objectifs pour la prochaine campagne de recrutement des travailleurs temporaires dans son pays, ainsi que de nouveaux projets portant particulièrement sur leur formation.
Le 28 mai dernier, une affaire d'abus sexuel sur des ouvrières marocaines a éclaté en Espagne. Le ministère marocain de l'Emploi avait annoncé la mise en place d'un système d'accompagnement dédié aux ouvrières saisonnières marocaines travaillant dans les exploitations agricoles espagnoles.