Attijariwafa bank fait une pause en termes de croissance externe pour bien digérer Barclays Egypt
Un an après l'acquisition de Barclays Bank Egypt, Attijariwafa bank compte prendre le temps nécessaire pour intégrer totalement cette filiale dans le groupe. Tant que cela n'est pas réalisé, le groupe s'abstiendra de toute nouvelle acquisition.
C'est en tout cas ce qu'a déclaré le PDG d'Attijariwafa bank, Mohamed Kettani lors de la présentation des résultats semestriels de la banque, le mercredi 26 septembre.
"L'achat de Barclays Egypt est un investissement important, et l'Egypte est un pays éminemment important, donc nous souhaitons bien arrimer cette filiale, mettre en place son plan de développement en toute sécurité, avant d'entamer une nouvelle acquisition", a déclaré Mohamed Kettani. "Pour le moment nous maintenons cette pause", a-t-il ajouté.
C'est que la situation économique du pays reste fragile, même si les indicateurs macroéconomiques s'améliorent. "Des décisions extrêmement audacieuses dans le lancement de réformes structurelles ont été prises il y a deux ans. Ces réformes ont commencé à donner de bons résultats, vu la croissance économique attendue pour 2018, 5,2% contre 4,2% une année auparavant. Et cela sera accompagné par une baisse de l'inflation qui ne dépassera pas les 13% pour 2018", assure Mohamed Kettani.
Attijariwafa bank compte sur l'amélioration des conditions économiques dans le pays afin de voir les performances de sa filiale s'améliorer. Et les choses semblent aller dans le bon sens. "Il y a un assouplissement de la politique monétaire". Une baisse de 100 pbs du taux directeur à 17,75%, en février 2018, a été remarquée; et cela après plusieurs hausses successives (300 pbs en novembre 2016, et 400 pbs en 2017).
"Il y a de la volatilité en Egypte à la fois sur les volumes et les marges. L'Egypte c'était 10% de notre résultat l'année dernière, ce premier semestre, c'est juste 6,5%", explique Ismail Douiri.
"Il y a eu un très fort élargissement des marges l'année dernière, alors que là, nous sommes plutôt dans une phase de compression de marges, avec un retour à la normale".
"Par contre, ce qu'il y a réellement à noter c'est qu'il s'agit d'un marché où les volumes croissent tendanciellement de 20 à 22%, et que notre ambition est de croître beaucoup plus vite que cela tout en restant dans la moyenne du marché, en termes de marge", assure Douiri.
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