Casablanca accueille le nouveau siège continental d’Africa 50
Africa 50, plateforme d’investissement en infrastructures fondée par la Banque africaine de développement (BAD) et les Etats africains, a inauguré le 14 septembre son nouveau siège continental situé à la marina de Casablanca – en présence notamment de Othmane Ferdaous, secrétaire d’Etat chargé de l’Investissement auprès du ministère de l’Industrie, et du président de la CGEM, Salaheddine Mezouar.
L’inauguration des locaux d’Africa 50 a été l’occasion d’annoncer quelques perspectives d’investissement ainsi que ses ambitions au Maroc – l’un des principaux contributeurs à ce fonds.
"En matière d’infrastructures, le coût le plus cher est justement le manque d’infrastructures" souligne Alain Ebobissé, DG d’Africa 50.
Réunissant 30 actionnaires issus de 27 pays – dont le Maroc, ce fonds d’investissement a des ambitions bien précises pour le Royaume. ‘’ Nous souhaitons principalement attirer les investisseurs institutionnels marocains: fonds de pension, fonds souverains,…’’ explique Alain Ebobissé. Ce dernier a d’ailleurs rencontré cette semaine le Chef de gouvernement Saâdeddine Elotmani, ainsi que le fraichement nommé ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun.
"C’était une visite de courtoisie, mais nous nous sommes vite retrouvés à discuter de projets concrets’" précise le DG d’Africa 50, sans pour autant communiquer de détails sur ces projets. "C’est plutôt au gouvernement marocain de les annoncer" estime-t-il.
Pour autant, les secteurs phares qui feront en priorité l’objet d’investissements ont trait à:
-la production et le transport d’électricité, notamment en matière d’infrastructures off-grid
-le transport: ports, aéroports, routes,…
-les télécoms, particulièrement en matière d’internet haut débit.
Le siège continental d’Africa 50 – qui dispose du statut CFC, compte notamment mener ces projets en co-investissement avec des entreprises marocaines. Fait intéressant, ces investissements conjoints visent à concrétiser des projets au Maroc, mais aussi en Afrique sub-saharienne, "en phase avec la politique marocaine en matière d’investissements sur le continent’".
Une approche qui peut générer des perspectives intéressantes pour les entreprises marocaines. Tel qu’annoncé par Africa 50, la BAD estime le besoin en infrastructures du continent à 170 MM de dollars, avec un déficit de plus de 100 MM de dollars. Demeure la question du rendement de ces projets d’infrastructures, sera-t-il suffisant pour séduire les investisseurs nationaux? "Les rendements seront conformes aux taux pratiqués sur le marché" assure Alain Ebobissé.