Fiscalité: Grand-messe africaine à Ifrane
Ifrane abrite, du 10 au 12 septembre, le 4è congrès annuel de l’ATRN (Réseau Africain de Recherche Fiscale). Privilégiant le partage d’expériences et de best practices entre participants issus de 28 pays, cette grand-messe fiscale est coorganisée par la DGI et le Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF) autour du thème: ‘’Rôle de l’environnement social et politique dans le renforcement des systèmes fiscaux en Afrique, solutions pour la perception des impôts’’.
"Cette rencontre vise à aborder la perception fiscale sous un angle sociopolitique, en vue d’optimiser les recettes fiscales mais aussi d’assurer un développement économique en dehors de l’endettement’’ souligne Zouhair Chorfi, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, en ouverture des travaux du 4è congrès annuel de l’ATRN.
Un congrès qui se donne également pour mission de promouvoir la coopération fiscale entre les administrations africaines et les différentes parties prenantes, notamment l’OCDE. "C’est une réflexion commune sur les déterminants sociopolitiques des systèmes fiscaux’’ précise Omar Faraj, directeur général des Impôts.
Economie informelle, civisme fiscal, intégrité des relations publiques et privés, figurent parmi les facteurs qui renvoient aux évolutions politiques et sociales de chaque pays. Or, poursuit Faraj, "la mondialisation impose de nouvelles règles communes, qui ne tiennent pas nécessairement compte des contre-effets sur les équilibres sociopolitiques des Etats’’.
Aux yeux du directeur de la DGI, il est nécessaire que les règles universelles, notamment en matière économique et fiscale, soient élaborées conjointement avec les pays concernés, afin d’intégrer les multiples exigences de développement socioéconomique inhérentes à chaque Etat.
"La souveraineté des Etats sur leurs systèmes fiscaux est remise en cause pour de bonnes raisons certes, mais aussi pour de moins bonnes. Nous, Africains, ne devons pas subir passivement les contre-effets de ces bouleversements, mais déterminer conjointement des réponses communes tenant compte de nos propres intérêts’’ insiste Omar Faraj.