Révélations sur les conditions de vie déplorables des pensionnaires de “Dar Al Khir” à Tit Mellil (Vidéo)
Ce sont des images choquantes que dévoile ChoufTV dans un reportage effectué sur le centre social "Dar Al Khir" à Tit Mellil.
Ce centre créé en 1999 par le Conseil de la ville de Casablanca avec pour objectif d'héberger les personnes sans domicile fixe se voit devenir aujourd'hui "un cimetière de vivants", comme le dit très justement la voix off pendant le reportage. En plus des SDF, le centre accueillera au fil des ans les personnes de troisième âge et les enfants et même des personnes atteintes de troubles psychiatriques.
"Le centre censé être un havre où des catégories sociales fragiles peuvent trouver refuge s'est transformé en un cauchemar pour ces personnes qui n'ont nulle part où aller ou parfois même sont retenues dans le centre malgré leur désir de le quitter", affirme le reportage.
Les pensionnaires du centre vivent dans des conditions inhumaines qui ne respectent aucune des règles basiques de la protection sociale, ajoute ChoufTV.
ChoufTV qui s'est introduit dans le centre et a pu filmer en caméra cachée, montre l'état indigne dans lequel se trouvent ces personnes. Saleté, insalubrité, absence d'équipements, cohabitation dans des conditions déplorables entre SDF, personnes âgées et malades mentaux, alors que ces derniers nécessitent une prise en charge particulière.
Les témoignages collectés sur place par la caméra de ChoufTV laisse entendre que les conditions de vie ne sont pas le pire de ce qui se passe entre les murs du centre. "Faites rembobiner les vidéos des caméras de surveillance et vous verrez", déclare un jeune pensionnaire. Il accuse le staff du centre de détourner les aides et dons accordés au bénéfice des pensionnaires. D'autres pensionnaires sont obligés par l'administration d'effectuer des tâches (cuisine, ménage, soins à d'autres pensionnaires) sans contrepartie.
Les caméras de ChoufTV ont également visité l'aile réservée au femmes. Les conditions y sont tout aussi déplorables. Ajoutez à cela, la prolifération du shit. "Dès que les femmes nous ont vus, elles nous demandé quelques dirhams pour pouvoir acheter des cigarettes et du shit et quand elles n'ont pas l'argent, elles monnayent leur corps", explique la journaliste de ChoufTV.