La tour Eiffel, touchée par une grève, reste fermée aux touristes
La Tour Eiffel, monument symbole de Paris et haut lieu du tourisme mondial, reste fermée au public à la mi-journée jeudi 2 août, en raison d'un conflit social lié aux conditions d'accueil des visiteurs, et qui tombe au plus mal en plein cœur de l'été.
"Je suis très déçue, on s'est levé à 6H00 ce matin pour venir voir la Tour Eiffel, on est arrivé parmi les premiers, mais bon, c'est fermé", déplore sur place Adèle Liliane, arrivée mardi de Montréal.
"Je veux monter, évidemment, c'est la Tour Eiffel. Je ne vais pas mentir, je suis agacé et ça va gâcher notre voyage", gronde Robin Frye, venu de Birmingham et qui visite pour la première fois la capitale.
La Société d'exploitation de la Tour Eiffel (SETE), fermée depuis mercredi 16H00, a assuré jeudi avoir "conscience de la déception de ses visiteurs" et de "l’impact" de la fermeture "sur l’image de la ville et du pays".
Présentant ses "excuses à tous, Parisiens, Français comme touristes étrangers", la SETE a assuré mettre "tout en œuvre pour assurer une reprise de l'exploitation du monument la plus rapide possible", alors que les négociations avec les représentants syndicaux se poursuivent.
"C'est malheureux d'en arriver là, de pénaliser les gens, mais on a tout fait pour l'éviter", assure à l'AFP Denis Vavassori, représentant CGT et technicien sur le monument, en faisant valoir que le préavis avait été déposé une semaine avant la grève, pour laisser du temps aux négociations.
Au cœur du conflit, pas de revendication salariale mais les conditions d'accueil des touristes munis de billets horodatés, qui permettent d'accéder à la Tour à des créneaux prédéfinis. Ces billets représentent depuis début juillet 50% des tickets vendus (contre 20% auparavant).
Si le principe n'est pas contesté par les syndicats, ils déplorent le choix de réserver un pilier d'entrée sur deux à ces visiteurs, ce qui entraîne selon eux "des files d'attente interminables" en pleine chaleur estivale, aux horaires les plus demandés, ou au contraire des ascenseurs montant "presque à vide" les quelque 300 mètres de la Tour, - et qui pourraient donc selon eux transporter davantage de visiteurs spontanés -, aux créneaux les moins demandés.
(Avec AFP)