Google devra payer plusieurs milliards d'euros d'amende à l'UE
Bruxelles s'apprête à infliger, mercredi 18 juillet, à Google une nouvelle amende de plusieurs milliards d'euros, cette fois dans le dossier antitrust Android, selon plusieurs sources, une décision qui va peser sur les relations entre les Etats-Unis et l'Union européenne.
Cette sanction financière, destinée à punir l'entreprise américaine pour avoir abusé de la position dominante de son système d'exploitation pour smartphone, Android, pour maintenir sa suprématie dans la recherche en ligne, devrait probablement pulvériser le dernier record.
Ce record est détenu par Google, condamné par la Commission européenne, le 27 juin 2017, à payer 2,42 milliards d'euros pour avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne en favorisant son comparateur de prix "Google Shopping", au détriment de services concurrents.
Questionnée par l'AFP, la Commission, gendarme de la concurrence de l'UE, a refusé de faire le moindre commentaire sur ses intentions.
Le montant de l'amende est décidé au dernier moment et peut atteindre théoriquement, selon les règles de la concurrence européenne, jusqu'à 10% du chiffre d'affaires global de l'entreprise, qui s'élevait pour Alphabet, maison mère de Google, à 110,9 milliards de dollars en 2017 (94,7 milliards d'euros).
"L'amende est paramétrée en fonction de la durée de l'infraction, mais aussi si les autorités de la concurrence estiment qu'il y a eu intention ou pas de commettre la faute, si l'action du groupe incriminé a exclu du marché des concurrents ou pas", a expliqué une autre source proche du dossier.
Cette nouvelle sanction contre le géant américain arrive dans un contexte particulièrement tendu entre l'UE et les Etats-Unis, avec qui les sujets de friction ne manquent pas, comme sur l'Otan ou le commerce.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, doit d'ailleurs se rendre la semaine prochaine à Washington pour tenter de désamorcer le conflit commercial qui oppose l'Europe au président américain Donald Trump, prêt à taxer les importations de voitures européennes dans son pays.
(Avec AFP)