Le retour du RNI s'effectue à partir de Tanger
C’est par un communiqué sobre que le RNI a annoncé son retour dans l’actualité politique. Et pour ce retour, après plusieurs semaines de discrétion voire de silence, le parti a organisé une réunion dans le fief supposé d’Ilyas Elomari, Tanger. Il s’agissait d’une réunion du bureau politique, tenue le samedi 14 juillet au siège régional du parti qui vient d’être rénové.
Hasard ou choix délibéré ? Nous n’avons pas obtenu de réponse à cette question. Ce choix rappelle néanmoins l’incident qui a eu lieu le jeudi 7 juin dernier dans la même ville. Akhannouch a certainement voulu montrer qu’il affronte les défis et qu’il ne reculera pas devant l’hostilité ou la malveillance supposée du président de la région TTAH (Tanger Tétouan Al Hoceima).
Second message: le parti a désigné des coordinateurs régionaux, dont Mohamed Lamine Hormatallah pour la région de Dakhla-Oued Eddahab. Hormatallah est un notable de la région auparavant encarté à l’Istiqlal qu’il a quitté en mars dernier. Cela signifie que le parti veut montrer sa capacité à attirer les profils politiques.
Troisième message: le parti insiste sur les secteurs sociaux et uniquement sur eux, emploi, santé et éducation. Ces trois domaines avaient, il est vrai, une part importante dans le programme du RNI. Mais les termes du communiqué permettent de penser qu’il y aura dorénavant une plus forte inflexion sociale.
Les problématiques sociales sont qualifiées de “choix prioritaires“ contrairement aux “escarmouches politiciennes“.
Depuis le début du mois de Ramadan, et après la campagne de boycott, le RNI avait semblé avoir gelé ses activités ou presque. Tétanisé par la situation, il a préféré probablement l’expectative. Aujourd’hui, le parti semble devoir reprendre ses activités et celles de ses organisations parallèles.