Une journée d’étude sur la contribution de la mutualité dans l’élaboration du nouveau modèle de développement
L’économie sociale peut contribuer dans le nouveau modèle de développement que le Maroc veut adopter, a souligné vendredi 29 juin, à Marrakech, le Président de la Mutuelle Générale du Personnel des Administrations Publiques (MGPAP), Abdelmoula Abdelmoumni.
S’exprimant lors d’une journée d’étude portant sur le thème "A quel point peut contribuer la mutualité dans l’élaboration du nouveau modèle de développement pour la mise en œuvre de la régionalisation avancée?", M. Abdelmoumni a relevé que le projet de la société moderne et démocratique auquel le Maroc aspire, nécessite l’élaboration d’une vision intégrée basée sur un nouveau modèle de développement qui vise la valorisation de la richesse immatérielle pour lutter contre les disparités sociales et répondre aux aspirations des Marocains à une vie digne.
C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, le Roi Mohammed VI a appelé à revoir le modèle de développement pour être en mesure d’accompagner les mutations que connait le Royaume à travers une vision intégrée susceptible d’insuffler un nouvel élan et surmonter les obstacles qui entravent le développement du Royaume et de remédier aux points faibles et dysfonctionnements prouvés par l’expérience.
Et de faire remarquer que le secteur de la mutualité représente un pilier essentiel de l’économie sociale et solidaire et joue un rôle important dans l’instauration de la paix sociale, une condition sine qua non qui permettra à l’entreprise citoyenne de hisser son rendement et développer les mécanismes de son fonctionnement, et ainsi contribuer à accroître le Produit intérieur brut (PIB) et créer de nouveaux postes d’emploi, qui sont des facteurs essentiels pour lutter contre la pauvreté, l’exclusion et la précarité.
La mutuelle d’aujourd’hui n’est pas celle d'hier du point de vue de la gestion et des réalisations grâce à l’adoption d’une stratégie participative visant la présentation de services et la modernisation de l’établissement, l’accroissement de ses ressources et la préservation de ses équilibres financiers, outre l’amélioration de son niveau et la diversification de ses services, et son rapprochement des adhérents et le renforcement de la coopération mutuelle nationale, régionale et internationale.
Dans une allocution au nom du ministère, le président du service de la prévoyance sociale au ministère de la Fonction publique et la modernisation de l’administration, Anas Abdelilah Chaib, a souligné que l’édification d’un nouveau modèle de développement répondant aux exigences du développement global doit promouvoir le secteur de la mutualité, vu son impact positif sur le développement et vu que le système de mutualité contribue dans la réalisation du développement humain durable escompté à travers la lutte contre la pauvreté, la précarité et la préservation de la dignité humaine.
"Nous sommes appelés aujourd’hui plus que jamais à réfléchir à de nouveaux modes de production et de consommation aboutissant à la réalisation de la croissance durable et intégrée dans le but de réaliser un développement basé sur des piliers solides et améliorer les conditions de vie de la population", a-t-il ajouté, relevant que le système de mutualité, voulu par la Maroc, est de nature à contribuer de façon positive dans l’amélioration de la prospérité sociale, en tant que levier additionnel pour la création des richesses et des postes d’emploi et en tant que mécanisme pour prodiguer des services d’assurance et de couverture sanitaire de base pour les différentes franges sociales, de même qu’il contribue à élaborer un nouveau modèle de développement adapté avec les défis actuels.
Les autres interventions de représentants de partis ont souligné que le nouveau modèle de développement n’est plus en mesure de répondre aux exigences locales et de lutter contre les disparités entre les classes et les espaces et n’est pas capable de réaliser la justice sociale, relevant une prise de conscience de la nécessité de faciliter l’accès aux services, la couverture sociale, l’intégration des jeunes par l’emploi et l’amélioration de la gouvernance des politiques publiques pour une meilleure efficacité.
Ils ont en outre, noté que le nouveau modèle de développement vise en premier lieu à instaurer la paix sociale et à donner une place prépondérante au côté social.