Elotmani inaugure le dialogue national interne du PJD en l’absence de Benkirane
Le secrétaire général du PJD, Saadeddine Elotmani a donné le coup d’envoi ce samedi 30 juin à Khemisset au "Dialogue interne" du parti. Ce dialogue interne a été décidé lors du dernier congrès national du parti pour discuter des divergences internes et de tous les récents événements par lesquels est passé le PJD depuis le blocage après les élections législatives jusqu’à aujourd’hui.
Cette réunion inaugurale a été présidée par le secrétaire général accompagné par quelques leaders du parti comme Mustapha Khalfi, Mohamed Yatim et Slimane Amrani. Egalement présent à cette réunion, Mustapha Ramid, Driss El Azami Idrissi ou encore Aziz Rabbah. Le grand absent reste incontestablement Abdelilah Benkirane.
Lors de son discours d’ouverture, diffusé en live, le secrétaire général du parti a rappelé le contexte délicat dans lequel intervient ce dialogue. «Nous démarrons aujourd’hui la première rencontre de la série de rencontres du dialogue interne qui intervient dans un contexte particulier et tente de trouver une réponse aux différents défis de cette étape marquée par des problématiques à la fois politiques et sociales».
Saadeddine Elotamni ajoute: «nous sommes conscients de la difficulté de cette phase notamment d’un point de vue social en prenant en compte les aspirations des Marocains et leurs attentes».
En parlant des régions d’Al Hoceima et de Jerada, théâtres de manifestations pour des revendications sociales, le secrétaire général du PJD souligne que dans ces régions «un désert politique a été créé».
«Ce n’est pas un hasard que les problématiques sociales ont éclaté dans des zones qui ont connu, dans des périodes précédentes en particulier lors des élections communales et à un degré moindre lors des élections législatives, une exception politique insatisfaisante pour les acteurs politiques sérieux et pour les citoyens». «Il y a une spécificité politique dans ces régions. Nous savons qu’à l’époque, l’administration a fait son possible pour appuyer et soutenir un parti politique ce qui a créé un désert politique». «Il s’agit là d’une partie de la problématique qui interagit avec les problèmes sociaux dans ces régions», ajoute El Otmani. Les allusions d'Elotmani ciblent le PAM.