Les partis de la Majorité “espèrent une révision en appel” des jugements du Hirak
Le procès du Hirak et le dialogue social étaient au menu de la réunion des partis de la majorité ce vendredi 29 juin.
Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, les partis de la majorité soulignent la "spécificité de la situation actuelle au Maroc, qui nécessite évaluation, révision et réconciliation, afin de préserver le modèle marocain distingué".
Pour ce qui est des jugements prononcés le 26 juin dernier contre les accusés du Hirak, la Majorité réaffirme le "respect de l'indépendance de la justice et la garantie des conditions d'un jugement juste conforme à la Constitution". Le communiqué rappelle que le procès a duré neuf mois, pendant lesquels la défense a pu s'exprimer conformément à la loi. "Les Marocains sont égaux devant la loi et l'Etat de droit et des institutions concerne tout le monde, avec les droits et obligations de chacun".
Le communiqué rappelle que "les verdicts prononcés sont des jugements en première instance et qu'il reste encore devant les accusés l'étape de l'appel et les autres voies de recours garanties par la loi". Le communiqué souligne que la procédure d'appel suscite l'espoir des condamnés et des familles de voir ces jugements révisés "comme y aspirent les partis de la Majorité".
Par ailleurs, la Majorité s'est arrêtée sur le programme de développement "Al Hoceima Manarat Al Motawassit", réitérant la position du gouvernement face aux "revendications légitimes des habitants et sa détermination à réaliser les différents projets dans les délais fixés".
La Majorité s'est également félicitée, à cette occasion, de la reprise du dialogue social et exprimé le "souhait d'aboutir à un accord dans les plus brefs délais".
Une autre réunion est prévue pour étudier le projet de loi de Finances 2019, note le communiqué.
Depuis un mois environ, la Majorité a décidé de reprendre ses réunions au rythme hebdomadaire. La majorité est composée du PJD, RNI, UC, USFP, MP et PPS. Elle avait paru dès le mois de mai, complètement dépassée par l'ampleur du mouvement de boycott. Le dialogue social relancé à la veille du 1er mai n'a pas abouti et a été renvoyé sine die. Même le bilan d'une année de gouvernement n'a pas été publié.
La primature promet des initiatives, notamment sur le front social et des revenus, probablement pour début juillet.