La DGAPR dément l'existence de la torture au sein des prisons
La Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a démenti l'existence de la torture au sein des établissements pénitentiaires, réaffirmant son engagement à poursuivre l'action pour mettre en œuvre sa stratégie de mise à niveau des prisons, d'humanisation des conditions de détention et de protection des pensionnaires.
"La torture existe toujours dans les prisons", avait dit un parlementaire à la Chambre des représentants, faisant allusion aux conditions de détention de Nasser Zefzafi et Taoufiq Bouachrine. La DGAPR réfute ces déclarations "irresponsables et infondées et manquant de crédibilité".
Ces allégations portent des accusations graves au secteur de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, "en vue de porter atteinte à son image et de perturber le travail colossal fait pour l'humanisation des conditions de détention et la qualification des prisonniers en vue de leur réinsertion", s'indigne la DGAPR relevant que les parties qui ont véhiculé ces informations doivent savoir que les établissements pénitentiaires, conformément à la loi en vigueur, sont soumis au contrôle de plusieurs mécanismes institutionnels internes et externes.
Sur le plan interne, l'inspection générale relevant de la DGAPR mène des investigations et des enquêtes concernant les plaintes présentées soit par les prisonniers et leurs familles, soit par d'autres parties en vue de prendre les mesures nécessaires qui s'imposent, précise la même source dans un communiqué.
Sur le plan du contrôle institutionnel externe, la DGAPR assure que les établissements pénitentiaires font l'objet de contrôle du pouvoir judiciaire représenté par le ministère public, le procureur du Roi près le tribunal militaire, le juge d'instruction, le juge et le conseiller chargés des mineurs, le président de la chambre pénale, ainsi que la commission provinciale du contrôle des prisons, ajoute la même source.
La DGAPR rappelle aussi les visites permanentes et spontanées aux prisons effectuées par les commissions régionales du Conseil national des droits de l'Homme, soulignant qu'elle interagit à temps avec leurs observations et rapports et traite dans l'immédiat toutes les plaintes présentées devant elle.
La Délégation générale réitère également sa disposition à s'ouvrir sur les associations "responsables" des droits de l'Homme, en les autorisant à rendre visite aux détenus.