Le ministère de l'Emploi prend acte de l'enquête sur les abus contre des ouvrières marocaines en Espagne
Le ministère affirme qu'il suit les résultats de l'enquête judiciaire sur la question et que les autorités concernées prendront les dispositions nécessaires pour donner suite aux plaintes formulées par les ouvrières concernées.
Le ministère de l'Emploi revient, encore, sur la polémique des ouvrières marocaines travaillant dans la cueillette des fruits rouges en Espagne.
Dans un communiqué publié lundi 11 juin, le ministère affirme n'avoir jamais nié l'abus contre les ouvrières. "Le ministre a réagi à un cas évoqué par les médias. La vérification a révélé que la fille en question ne pouvait pas faire partie des ouvrières concernées à cette époque là, compte tenu de son âge", note le communiqué.
Intervenant à la Chambre des représentants, le ministre de l'Emploi, Mohamed Yatim, avait évoqué la possibilité que certaines ouvrières soient victimes de harcèlement dans ces champs, comme elles peuvent l'être au Maroc. Il a ainsi appelé les victimes à dénoncer ces abus, ajoute le ministère.
"Les communiqués du ministère à ce sujet affirment qu'aucune violation à l'égard des ouvrières marocaines travaillant dans les exploitations agricoles espagnoles n'a été enregistrée, et que les services consulaires n'ont reçu aucune plainte", poursuit le communiqué.
Le ministère réaffirme qu'il suit les résultats de l'enquête judiciaire sur la question et que les organes gouvernementaux concernés prendront les dispositions nécessaires pour donner suite aux plaintes formulées par les parties concernées.
Par ailleurs, le ministère appelle à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet et appelle, encore, les victimes à dénoncer les abus.
Mohamed Yatim avait annoncé que tous les moyens seront déployés pour mettre en place un système d'accompagnement dédié aux ouvrières saisonnières marocaines travaillant dans les exploitations agricoles espagnoles. L'objectif étant d'assurer le suivi de leur situation, faciliter leur intégration dans le milieu socioprofessionnel et leur garantir la protection et le soutien nécessaires si elles font face à des pratiques incorrectes.
"Nous allons continuer à coordonner nos efforts avec la partie espagnole, tout en déployant l'ensemble des moyens nécessaires pour limiter ces pratiques et y mettre fin, si elles sont prouvées", a-t-il dit.
La police nationale espagnole avait arrêté un homme accusé d'agressions sexuelles sur des ouvrières marocaines à Moguer, une commune de la province de Huelva.