Au moins 46 morts dans le naufrage d'une embarcation au large des côtes tunisiennes (nouveau bilan)
Au moins quarante-six personnes ont trouvé la mort, ce dimanche au large des côtes ouest de l'île de Kerkennah en Tunisie, dans le naufrage de leur embarcation, selon un nouveau bilan révélé par le ministère tunisien de la Défense.
Un précédant bilan fourni par la même source faisait état de Trente-cinq corps de migrants ont été repêchés et 68 personnes ont été secourues au large du sud de la Tunisie.
Dans la nuit de samedi à dimanche, une embarcation de migrants a été repérée alors qu'elle était "sur le point de couler", au large des côtes du gouvernorat de Sfax, avait indiqué plus tôt le ministère de l'Intérieur.
Depuis, et jusqu'à "13H00 locales (12H00 GMT), 35 corps ont été repêchés et 68 migrants ont été secourus", a précisé à l'AFP un porte-parole du ministère de la Défense, Rachid Bouhoula.
L'identité des personnes décédées n'est pas connue. Parmi les rescapés figurent des Tunisiens et sept ressortissants de Côte-d'Ivoire, du Mali, du Maroc et du Cameroun, a-t-il ajouté.
"Les gardes-côtes et la marine poursuivent leurs recherches avec le soutien d'un avion militaire", d'après un communiqué du ministère de l'Intérieur.
Ce ministère avait fait état d'un "appel à l'aide le 2 juin à 22h45 locales (21h45 GMT) à propos d'un bateau de pêche sur le point de couler au large de Kerkennah avec des migrants à bord".
En mars, 120 personnes, en majorité des Tunisiens, tentant de rejoindre clandestinement les côtes italiennes avaient été secourues par la marine tunisienne.
Après un pic en septembre et octobre dernier, les départs ont baissé fin 2017, mais "depuis janvier cette pause a pris fin", selon Matt Herbert, chercheur au sein de l'Initiative mondiale contre le crime organisé transnational, ONG suisse analysant notamment les migrations.
"Beaucoup de gens prennent le large" à défaut de perspective d'emploi satisfaisantes, choisissant de partir "tant qu'ils ont encore des réserves financières" pour le faire, d'après le chercheur.
(Avec AFP)