Benchamach élu à la tête du PAM, Ilyas est-il vraiment parti?
C'est la question centrale à l'issue de cette élection obtenue par une avance écrasante. Hakim Benchamach sera-t-il un secrétaire général à part entière? Ilyas El Omari va-t-il tirer les fils en coulisses?
Le Conseil national du Parti authenticité et modernité (PAM) a élu, dans la nuit de samedi à dimanche, Hakim Benchamach nouveau secrétaire général du parti lors de la clôture des travaux de la session extraordinaire du Conseil national du parti.
M. Benchamach, qui succède à Ilyas El Omari dans ce poste, a remporté 439 voix contre 39 voix pour son concurrent Mohamed Soulouh et 35 pour Hadi El Hiba.
Hakim Benchamach, par ailleurs président de la Chambre des conseillers, était considéré comme grand favori, bien avant le dépôt des candidatures. Vendredi en fin de journée, il a confirmé sa candidature et publié les grandes lignes de ce qui serait sa feuille de route en cas d'élection.
Toute la semaine, différentes sources du PAM se sont évertuées à installer l'idée de l'indépendance de Benchamach par rapport El Omari, évoquant même "des divergences profondes entre les deux hommes". Ces messages n'ont pas été convaincants pour tout le monde. Au cours du conseil national et à l'issue de l'élection, un certain scepticisme était visible. Au final, ce sont les faits qui finiront pour confirmer ou infirmer cette thèse.
La proposition de Hassan Benaddi, co-fondateur et premier dirigeant du PAM, consistant en un leadership collégial à la tête du parti, ne s'est donc pas imposée.
La feuille de route de Benchamach coule de source et ne comporte pas à première vue, d'originalité. Il maintient son positionnement de centre gauche, veut lutter contre le populisme, promouvoir le projet démocratique et moderniste du parti.
