PAM: Le bal des supputations avant l'élection du secrétaire général
Une session extraordinaire du Conseil national du parti Authenticité et modernité désignera le samedi 26 mai prochain un successeur au secrétaire général démissionnaire. Dix jours avant cette élection, aucun candidat ne s’est encore déclaré mais il est de plus en plus probable qu’ils soient nombreux et fassent partie de la nouvelle génération.
Neuf mois après la vraie-fausse démission d’Ilyas El Omari, ce dernier a confirmé le 8 mai dernier qu’il mettrait fin à son mandat et que le parlement du parti devrait acter son départ puis élire un nouveau secrétaire général, le samedi 26 mai.
Depuis cette annonce, tous les scénarios sont possibles car aucune candidature consensuelle ou donnée favorite n’a pour le moment émergé du PAM.
L’ancien député Mehdi Bensaïd explique cette situation inédite par le fait que la numéro 2 du parti, Fatima Zahra Mansouri a annoncé son refus de se présenter à l’élection du secrétariat général.
"Pour la majorité, dont moi, la présidente du Conseil nationale était la candidate naturelle à la succession d'Ilyas El Omari. Du fait de sa non-candidature, les différents groupes qui voulaient la soutenir sont en train de revoir leurs cartes pour lui trouver une alternative".
Hormis Mansouri, l’autre personne qui aurait pu avoir un écho favorable est Hakim Benchamach, mais lui aussi a décidé de ne pas se présenter. Contrairement à ce qui se dit, il y a très peu de chances que les anciens secrétaires généraux se présentent (Mustapha Bakkoury, Cheikh Biadillah …).
Aujourd’hui, chacun tâte le terrain car la préparation de l’élection se joue au niveau des différentes régions qui recèlent les voix du Conseil national avec les alliances qui sont en train de se mettre en place.
Sachant que le Conseil national est composé de 1.000 membres, les candidats devront recueillir au moins 300 ou 400 soutiens avant de se lancer à la course au secrétariat général.
"Afin de calculer leur poids électoral, ils sont en train de faire le tour du Maroc pour se déclarer quelques jours avant le scrutin", déclare l’ancien président de la commission des affaires étrangères qui n’exclut pas qu’il y ait 3 ou 4 candidats lors de l’élection du 26 mai.
Selon lui, il est probable que le jeune député Salaheddine Aboulghali se présente à la tête du parti. Une supputation que partage une source proche d'Ilyas El Omari qui voudrait en faire son dauphin.
Interrogé également par nos soins, le député Abdellatif Ouahbi, qui fait beaucoup entendre sa voix d’opposant à la Chambre des représentants, a refusé de confirmer sa candidature sans toutefois l’exclure.
D’autres leaders connus adoptent la même posture d’hésitation tout en nous demandant de ne pas les citer. Il faudra donc attendre le dernier moment pour savoir qui sera le favori ou challenger.