Rupture avec l'Iran: Réponse ironique du Maroc à l'Algérie
La réponse du Maroc ne s'est pas fait attendre suite à la convocation de l'ambassadeur du Royaume à Alger par le ministère algérien des Affaires étrangères.
Dans un communiqué publié mercredi 2 mai, le porte-parole du ministère des AE a indiqué que "Le Maroc comprend l’embarras de l’Algérie, son besoin d’exprimer sa solidarité avec ses alliés du Hezbollah, de l’Iran et du polisario, et sa tentative de nier son rôle occulte dans cette action contre la sécurité nationale du Royaume".
Le Maroc dispose de données précises, de preuves tangibles, concernant le soutien politique, médiatique et militaire du Hezbollah au polisario, en connivence avec l’Iran, souligne la même source. Les autorités marocaines ont pris le temps nécessaire pour étudier minutieusement l’ensemble de ces éléments avant de prendre, en toute responsabilité, leur décision.
Quand il s’agit du rôle de l’Algérie dans l’affaire du Sahara et de son soutien flagrant au polisario, le Maroc n’a pas besoin d’insinuer l’implication de ce pays, ni de le "mettre en cause indirectement". Il est de notoriété publique que l’Algérie, depuis 1975, abrite, arme, finance, entraine et se mobilise diplomatiquement pour les séparatistes du polisario.
Le Maroc remercie, par ailleurs, tous les pays qui lui ont exprimé leur solidarité. Il déplore, en revanche, "l’attitude constamment hostile de l’Algérie voisine".
"En dépit de cela, le Royaume demeure attaché à la préservation des liens forts avec le peuple algérien frère et continuera d’œuvrer pour voir évoluer les relations bilatérales, sur la base du bon voisinage et du respect mutuel", poursuit le communiqué.
L'ambassadeur du Maroc à Alger a été reçu mercredi par le secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, qui lui a fait part "du rejet par les autorités algériennes des propos mettant en cause l'Algérie", a rapporté l'agence de presse algérienne APS.