Fonds Bleu: Le Maroc appelle à la mobilisation des bailleurs de fonds
Le plus grand défi de cette initiative, lancée pour répondre à la nécessité de créer un développement économique dans la région du Bassin du Congo tout en préservant son écosystème et sa biodiversité, demeure le financement, d'où la nécessité de mobiliser les bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux ainsi que les acteurs non étatiques.
Le Maroc n’épargnera aucun effort pour assurer la réussite de ce projet et tient à souligner l'importance d’encourager la participation du secteur privé, des acteurs non étatiques et de la société civile, précise le ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
L'engagement des leaders africains est déjà acquis. Le Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement sur la Commission Climat du Bassin du Congo et le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, tenu à Brazzaville ce dimanche 29 avril, a constitué une opportunité pour réitérer leur volonté de s'approprier les enjeux climatiques auxquels fait face le continent.
La concrétisation des ambitions qui animent cette initiative requiert une vision holistique et intégrée alliant promotion économique, développement social et respect des normes environnementales, ainsi que l'adoption d'une approche inclusive et participative vis-à-vis des populations de la région qui sont la pierre angulaire de la gestion durable des ressources naturelles grâce à leurs connaissances, leurs valeurs traditionnelles et leur savoir-faire, mais aussi la cible des objectifs fixés par le Fonds.
Un enjeu majeur pour le continent
Le bassin du Congo, qui représente environ 6% de la surface forestière mondiale, revêt une importance majeure, non seulement pour les 200 millions de personnes de la sous-région, mais pour la planète toute entière.
Il s'agit d'un carrefour où se conjugue différentes histoires et cultures pour donner sens à la relation de l'Homme avec son espace naturel.
Néanmoins, les risques de dégradation du couvert forestier et de destruction de la biodiversité demeurent présents, et des réflexions sur l'utilisation rationnelle des ressources naturelles aux bénéfices de la population s'avèrent nécessaires et urgentes et doivent être suivies d’actions concrètes.
Le Maroc a saisi l'occasion de la tenue de la COP22 à Marrakech, en 2016, pour réunir les Chefs d'Etat et de Gouvernement africains afin de se doter des moyens d'harmoniser leurs actions dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et d'agir de manière collective en faveur du développement durable.
C’est lors de ce Sommet Africain de l'Action qu’il a été décidé de créer la Commission Climat du Bassin du Congo -en plus de la Commission Sahel et de la Commission des Etats Insulaires- dont la mission est d'assurer la mise en œuvre de la Déclaration adoptée lors du Sommet et de consolider les engagements de l'Afrique en matière de lutte contre les effets du changement climatique.
Détermination de toutes les parties et engagement fort du Maroc
L’initiative du fonds Bleu, qui constitue l'outil financier principal pour le développement et la promotion de l'économie des Etats membres de la Commission, répond à l'impérieuse nécessité de créer un développement économique dans la région tout en préservant son écosystème et sa biodiversité. Ce fonds constitue un puissant levier pour accélérer la transition écologique dans le bassin du Congo.
Les étapes franchies depuis le Sommet Africain de l'Action, en passant par la Conférence d'Oyo jusqu'à la validation technique des termes de référence de l'étude de préfiguration du Fonds Bleu, témoignent d'une forte détermination de réaliser une transformation structurelle profonde en matière de développement durable en Afrique ;
Tout au long de ce processus, le Maroc est resté présent et engagé afin de fournir tout soutien possible, en mobilisant son expérience et expertise accumulées en matière de lutte contre les changements climatiques pour s'assurer de la réussite de ce projet.