Le bilan pluviométrique en nette amélioration au 9 février
Comparée à la normale, la moyenne des précipitations enregistrée dans la majeure partie du Maroc a connu une nette amélioration et le déficit s'est réduit.
A l'issue des dernières pluies, le cumul pluviométrique s'annonce excédentaire dans certaines régions, encore déficitaire dans d'autres.
Du 1er au 9 février, le cumul des pluies a atteint 103,6 mm à Rabat-Salé, 102 mm à Ifrane, 76,8 mm à Casablanca, 45 mm à Larache, 34 mm à Tan Tan et 24 à Agadir.
"La moyenne des précipitations enregistrées dans la majeure partie du Royaume a connu une nette amélioration et le déficit s'est réduit par rapport à la normale sur 30 ans", nous explique, Lhoussaine Youabd, directeur de communication à la Direction de la météorologie nationale.
En effet, le bilan est excédentaire de:
- 10 à 50% sur le Gharb, le Haouz, le Moyen Atlas et le sud des provinces du sud;
- 5 à 10% sur l’ouest de la Chaouia.
Le bilan est normal sur le nord de l’Oriental.
Il reste légèrement déficitaire de:
- 5 à 10 % sur Chiadma et Doukkala;
- 10 à 20 % sur le Saïss et la rive méditerranéenne;
- 20 à 25 % sur Abda et les plateaux de phosphate;
- 25 à 35 % sur les plaines de Tadla et le Haut Atlas.
Le bilan demeure déficitaire de:
- 35 à 50% sur le Souss, le sud de l’Oriental et le nord des provinces du sud;
- 50 à 60% sur le sud des versants sud-est.
Notons que les dernières précipitations ont été accompagnés de chutes abondantes de neige, atteignant 280 cm de hauteur au Moyen Atlas.
Les barrages remplis à 39,6%
Les retenues des principaux barrages du Maroc, tous usages confondus, ont atteint plus de 6 milliards de m3 à la date du 9 février 2018, enregistrant ainsi un taux de remplissage de 39,6%%.
Ce niveau reste inférieur à la même période de l'année précédente, où les retenues se sont élevées à plus de 8 milliards de m3, soit un taux de remplissage de 53,8%, selon les données du ministère délégué chargé de l'Eau.
Les barrages Nakhla, Bouhouda, Sebou, Sidi Said Maachou ont atteint leur taux de remplissage optimal, soit 100% à cette date.
Une progression a été constatée au niveau de Dkhila (60,8% contre 50,1% en 2017) et Timinoutine (94,2% contre 76,1%).
En revanche, les réserves d'eau ont chuté dans plusieurs barrages, notamment celui de Mohammed V (8,9% contre 63,7%), Bin El Ouidane (20,4% contre 44,8%), Hassan 1er (24,4% contre 47,3%), Al Massira (18,5% contre 42%) et Youssef Ben Tachfine (19,6% contre 35,8%).
De bon augure pour l'agriculture
Le ministère de l'Agriculture se veut "confiant" pour la saison agricole. Dans un communiqué publié mercredi 8 février, le ministère estime que les prévisions pluviométriques et les chutes de neige devraient permettre une résorption du déficit pluviométrique.