"Une mesure fiscale dangereuse, absurde et incompréhensible": c'est ainsi que la FMEJ (Fédération Marocaine des Editeurs de Journaux) qualifie l'extension de la taxe d'écran à la publicité dans la presse digitale.
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Le 30 janvier 2018 à 14h34
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Modifié 30 janvier 2018 à
14h34
Les éditeurs, les annonceurs et les agences conseil en publicité sont unis dans la dénonciation de cette mesure figurant dans la Loi de Finances 2018 et qui vient frapper durement un secteur qui ne suscite que l'indifférence du gouvernement.
Selon nos informations, les différentes associations professionnelles concernées comptent saisir le Chef du gouvernement.
Dans un communiqué publié le lundi 29 janvier, la FMEJ "exprime sa préoccupation au sujet de la situation du secteur de la presse, papier et digitale,évoquant "une lutte pour la survie".
La Fédération déplore le comportement des pouvoirs publics qui au lieu de lancer le plan d'urgence convenu, a pris une décision "dangereuse, absurde et incompréhensible".
La taxe d'écran existe depuis le début des années 70. Elle concernait à l'origine la taxation des affiches publicitaires dans l'espace public. Lorsque la publicité a été autorisée à la télévision, cette taxe d'écran a été créée en principe pour financer un Fonds de soutien à l'audiovisuel.
Avec la mise en place dans les années 90, de la redevance incluse dans les factures d'électricité, cette taxe d'écran aurait du disparaître. Mais elle a été maintenue.
Ainsi, le secteur de la publicité est frappé d'une taxe spécifique qui n'a aucune justification économique.
Ce 1er janvier 2018, la taxe qui est de 5% des investissements publicitaires, a été étendue aux écrancs de smartphones, tablettes et ordinateurs. Autrement dit, elle frappe d'une manière spécifique et ciblée, la publicité faite au Maroc par des entreprises marocaines.
La FMEJ déplore également l'absence de réaction du gouvernement "face aux géants Google et Facebook" qui aspirent littéralement la majeure partie de la publicité marocaine, et ce sans taxation aucune.
Cette décision intervient au moment où les éditeurs espéraient plutôt une augmentation de l'enveloppe consacrée au soutien de la presse et qui est plafonnée à 65 MDH alors qu'en France à titre exemple, ce soutien est de 15 milliards de DH.
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