Nabil Benabdellah n’exclut pas de se représenter à la tête du PPS
Le secrétaire général du PPS termine son 2e mandat. La question de sa succession se posera lors du 10e congrès national du parti, qui se tiendra du 11 au 13 mai 2018. Même si lors du dernier comité central, il n’a pas fait clairement part de son intention de rempiler, sa réponse à Médias24 laisse penser qu’il n’écarte pas cette éventualité.
Interrogé par Médias24 sur son éventuelle intention de se représenter à un 3e mandat à la tête du PPS, Nabil Benabdellah nous a déclaré que pour l’instant, il n’avait encore rien décidé.
"Tout ce que je sais, c’est que certains veulent nous imposer un débat qui n’existe pas chez nous, à savoir que nous avons besoin de changer nos statuts pour que je puisse me présenter à nouveau.
"Il est faux de prétendre que nous devons amender notre règlement intérieur car ce n’est pas le cas. La question de ma candidature est donc une option ouverte qui sera débattue dans les semaines ou les mois précédant notre congrès national. C’est à ce moment que nos instances trancheront mais d’ici là, je ne suis ni pour, ni contre", déclare Benabdellah en laissant planer le doute sur ses intentions.
Ainsi, contrairement à ce qui a été annoncé par certains confrères, la question de son départ n’a pas été tranchée lors de la dernière réunion du comité central qui a eu lieu dimanche 17 décembre.
Joints à leur tour, Moulay Ismaïl Alaoui et Khalid Naciri ont déclaré que Benabdellah s’était simplement borné à écarter toute modification des statuts du parti qui limitent la durée de son leadership à deux mandats.
Moulay Ismaïl Alaoui a cependant estimé que Benabdellah pouvait briguer un nouveau mandat, car le PPS n'a amendé ses statuts qu'en 2016 lors d'un congrès extraordinaire.
"La disposition limitative de deux mandats n'étant pas rétroactive, il a donc toute latitude pour se présenter à ce qui sera considéré légalement comme un deuxième mandat", avance le président du conseil de la présidence du PPS.
Moins affirmatif et plus prudent, le membre du bureau politique, Khalid Naciri, affirme que cette question d'ordre juridique sera tranchée avant le mois de mai 2018 pour que les 1.000 congressistes renouvellent ou pas leur confiance au SG.
Rappelons que si le PPS avait amendé son réglement intérieur, les nouvelles dispositions sont censées, en principe, engager l’avenir et pas le passé. Ce qui en d’autres termes, pourrait éventuellement ouvrir la voie à un recours judiciaire des opposants du secrétaire général sortant pour invalider son éventuelle réélection.