Le secrétariat général du PJD tourne la page Benkirane
Le secrétariat général du PJD clôt le débat: à une semaine du congrès national du PJD, il a apporté son appui à la décision du Conseil national qui a maintenu la limitation à deux mandats successifs. Décision valable pour tous les mandats de premier plan, y compris le secrétariat général et le Conseil national. Le départ de Benkirane se confirme s'il en était besoin. Elotmani apparaît le grand, voire le seul favori à sa succession.
La décision du Conseil national du PJD de rejeter les propositions de modifications des articles 16 et 37 des statuts, prise dimanche 26 novembre, a été suivie d’une semaine très animée en débats au sein de ce parti. D’un côté, ceux qui estiment que le Conseil n’avait pas la prérogative de rejeter cette proposition et que le dernier mot doit revenir au congrès. De l’autre, ceux qui défendaient l’idée contraire.
Au cours de sa réunion du samedi 2 décembre, le secrétariat général du parti s’est rangé du côté des seconds. Il a fermé la page Benkirane pour le prochain mandat, en lui rendant de surcroît l’hommage que l’on rend aux sortants (voir communiqué ci-dessous, paragraphe 2).
Il a confirmé une précédente position du secrétariat général (réunion du 21 novembre), présidée par Benkirane selon laquelle, il revient au Conseil national d'arrêter l’ordre du jour du congrès. En d’autres termes, cette instance avait le droit de rejeter les propositions des articles 16 et 37 des statuts. L’article 16 est celui qui limite le nombre de mandats successifs à 2.
Bien avant la réunion du Conseil national, nous avions constaté des divergences d’interprétation au sujet des procédures de modification des statuts. Les statuts eux-mêmes prêtent le flanc aux interprétations.
Différentes contributions au débat interne peuvent être lues sur le site du PJD et notamment ici et ici.
Le congrès du PJD se réunira les 9 et 10 décembre. Les deux figures favorites sont Elotmani, au secrétariat général et Ramid, au Conseil national. Une élection logique, dès lors que le choix d'Elotmani pour diriger le gouvernement a été une décision collective et unanime des instances du PJD.
Le changement à la tête du PJD va clarifier davantage le champ politique et apaiser les échanges trop portés vers la haine sociale. Le seul flou qui persistera au sein des partis concerne l’avenir d’Ilyas Elomari à la tête du PAM.
Voici un fac-similé du communiqué du secrétariat général du PJD, diffusé samedi 2 décembre 2017:

