Le gouvernement prépare une stratégie pour l'intégration du secteur informel dans l'économie
Le programme gouvernemental propose l'adoption et la mise en œuvre d'une stratégie nationale afin d'encourager l'intégration du secteur informel dans le tissu économique du pays, dans le cadre d'un partenariat avec les secteurs public et privé.
Intervenant lundi 27 novembre à la Chambre des représentants, dans le cadre de la séance mensuelle consacrée aux questions orales, le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Otmani, a précisé que cette stratégie repose sur le bilan positif de l'initiative visant à encourager l'adhésion au "système de l'auto-entrepreneur" et prend en considération les dimensions économique et sociale.
Le chef du gouvernement a rappelé qu'il sera procédé à l'accompagnement du passage de 100.000 auto-entrepreneurs au secteur formel au cours des quatre prochaines années.
30.000 auto-entreprises créées
Dans le cadre de la structuration de ce secteur, le gouvernement précédent a créé un système spécial de l'auto-entrepreneur. Ce système comprend des facilitations et des mesures incitatives, afin d'aider les jeunes à créer des entreprises, faciliter leur accès au marché du travail et encourager l'intégration du secteur informel dans le tissu économique formel, en vue de bénéficier des avantages sociaux et fiscaux et accéder aux financements, a-t-il rappelé. 30.000 auto-entreprises ont été créées depuis le lancement effectif de ce système en janvier 2016.
M. El Otmani a relevé que le gouvernement est conscient du caractère complexe du secteur informel, où s’entremêle une multitude de facteurs, dont ceux liés à la réforme fiscale, à l'accès au financement et à la politique commerciale.
Selon la vision du gouvernement, la résorption du secteur informel ne peut être réalisée à travers des mesures fiscales, dont l'impact risque de ne pas être signifiant.
Cette démarche doit être prise en compte dans le cadre de la transformation structurelle de l'économie nationale afin d'augmenter la productivité globale, à travers notamment l'amélioration du climat d'affaires, la réforme du code du travail, la facilitation de l'accès au financement, l'amélioration du système d'information dédié aux crédits et l'incitation des jeunes à créer des auto-entreprises.
(Avec MAP)