Industrie. Une refonte totale du système national de la qualité sur les rails
Lors de la séance d’ouverture de la semaine de la qualité, mardi 14 novembre, le ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy a centré son intervention sur les pistes d’amélioration du système d’accréditation marocain.
"Des avancées ont été réalisées en termes de qualité. A fin 2016, le système de normalisation marocain comptait 1.500 certifications et 24 organismes d’accréditation reconnus. Il faut s’en réjouir, mais vite se ressaisir car le Maroc mérite mieux", a lancé tout de go le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy.
"Si nous nous comparons au Maghreb, nous sommes certes premiers de la classe, mais ce n’est pas notre unique benchmark. Des pays émergents comme la Chine, ont démarré avec une qualité très faible et se sont largement améliorés au fil des années. Prenons-en de la graine, d’autant plus que notre point de départ est largement supérieur au leur", a-t-il ajouté.
Voici les actions exposées par le ministre dans l'objectif d'améliorer le système qualité du Maroc ainsi que son image de marque:
-Agir au niveau des marchés publics en s’assurant que les critères de qualité soient systématiquement mentionnés. "Les textes existent, mais leur mise en œuvre n’est pas toujours de mise. Nous y veillons désormais", reconnaît le ministre de l’Industrie.
-Refonte du système national d’accréditation. "Il est bien d’avoir un système national d’accréditation qui donne ses fruits, mais il est temps de passer à l’étape supérieure pour l’arrimer au système international. Des concurrents l’ont déjà fait. pourquoi pas nous? Cela permettra de relancer nos capacités à l’export", explique Moulay Hafid Elalamy.
"La refonte du système qualité a été inscrite dans l’agenda législatif du gouvernement au titre de 2018. Le projet est sur les rails", ajoute-t-il.
-Orienter les centres techniques industriels vers la R&D. "Ils seront accompagnés pour qu’ils puissent accélérer la démarche. Il n'y pas d'industrie sans R&D", souligne le ministre.
-Avoir une reconnaissance internationale en matière de métrologie (science de la mesure: dans l’industrie par exemple, elle concerne les processus de fabrication via le contrôle qualité). "Pour arriver à cet objectif, il faudra s’appuyer davantage sur le privé", lance-t-il.
-Parachever le dispositif de surveillance des marchés, notamment au niveau de la qualité des importations. L’appel au secteur privé sera également renforcé afin d’accélérer la cadence du contrôle qualité. "Il y a eu des failles que nous sommes en train de corriger. Le défi est que les produits importés soient tous aux normes nationales, mais également qu’ils respectent le minium requis pour ce qui est des normes internationales", poursuit-il.