A Casablanca, jonction des trois dossiers du procès du Hirak
La Chambre criminelle près la Cour d'appel de Casablanca a décidé de joindre tous les dossiers du Hirak. Le juge Ali Torchi s'est prononcé ce jeudi 2 novembre.
Poursuivis devant la même Cour, le groupe de Nasser Zefzafi (32 prevenus), le groupe de Nabil Ahamjik (21 prévenus) et Hamid El Mehdaoui comparaissaient jusque-là séparément. La jonction de ces trois dossiers réunit les 54 prévenus dans un même procès. 4 comparaîtront en état de liberté provisoire.
La requête de joindre les trois dossiers émane de Hakim El Ouardi, substitut du procureur général du Roi. Le 24 octobre, le magistrat s'était justifié en faisant valoir "le lien de connexité entre les infractions". La réponse favorable du juge nous renseigne sur ce lien.
Selon le code de procédure pénale, "en cas de pluralité d'infractions réunies à cause de leur indivisibilité, la compétence de statuer revient à la juridiction compétente qui statue sur l'infraction la plus grave. La même règle est applicable de manière facultative lorsqu'il s'agit des infractions liées entre elles par une relation de connexité."
Une partie des 54 accusés fait face à de graves accusations, dont "l'atteinte à la sécurité intérieure de l’État", "tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage", "préparation d’une conspiration contre la sécurité intérieure" et "réception de fonds, de donations et d’autres moyens matériels destinés à mener et à financer une activité de propagande à même d’attenter à l’unité et la souveraineté du Royaume".
D'autres sont accusés d'avoir "ébranlé la loyauté des citoyens envers l’État marocain et les institutions nationales", "la participation à l’organisation d’une manifestation non autorisée", "la tenue de rassemblements publics sans autorisation" et "la participation à un attroupement armé".
L’offense et la violence à l’encontre des éléments des forces publiques, ayant causé des blessures avec préméditation, la désobéissance armée et la détérioration de véhicules et de biens publics font également partie du lot.
Hamid El Mehdaoui est, pour sa part, accusé de non-dénonciation d'un crime portant atteinte à la sûreté de l'Etat.