Décharge de Médiouna. La fermeture dépend de la construction du nouveau casier d’enfouissement
Aucune date n’est encore arrêtée. La décision de fermer l’actuelle décharge est tributaire de la fin des travaux de construction du nouveau casier d’enfouissement au niveau du terrain récemment acquis. Bref, il faudra encore patienter.
"Je ne peux pas fixer de date précise pour la fermeture de l’actuelle décharge", répond Abdelaziz Elomari à Médias24, lors d’une conférence de presse organisée en marge d’une session du conseil de la ville tenue le 26 octobre.
"Il faut d’abord construire un casier d’enfouissement au niveau du nouveau terrain -35Ha-. Le jour où il sera prêt, on procédera à la fermeture. Tant qu’il n’y a pas de solution alternative, la décision de fermeture ne peut pas être prononcée. Nous sommes obligés d’assurer une continuité du service", ajoute le maire.
La durée d’utilisation de ce casier pourra aller jusqu’à deux ans, le temps que la nouvelle décharge soit construite.
Pour être respectueux de l’environnement, le fond et les flancs de ce casier creusé dans le sol doivent être recouverts d’une membrane imperméable, empêchant le passage du lixiviat et d’autres fluides toxiques dans la nappe phréatique, selon les normes internationales.
Concernant l’appel d’offres international pour la construction d’une unité de recyclage et de valorisation, celle qui permettra de régler une fois pour toute les problèmes de l'actuelle décharge, là encore, aucune date n’est arrêtée.
"La ville a déjà tranché en décidant de basculer de l’enfouissement vers la valorisation. Mais nous devons être fixés sur la technique de valorisation la mieux adaptée. Plusieurs procédés sont utilisés de par le monde: méthanisation, incinération…. Une étude est en cours sous la supervision de Casa Prestations. Ses conclusions nous permettront d’y voir plus clair, et cela en prenant en compte le tonnage et la nature des déchets collectés, les budgets d’investissement et d’exploitation requis… Ce n’est qu’après qu’on pourra lancer l’appel d’offres", précise Abdelaziz Elomari.
En attendant, plusieurs quartiers casablancais (en plus de Mediouna elle-même, Ain Chock, la ville verte de Bouskoura…) continueront de souffrir de la nocivité d'une décharge dont la fermeture était programmée pour... 2010.