PLF 2018/Hausse de la TVA. Les agents et courtiers d’assurances saisissent Elotmani et Boussaid
Dans un écrit, l'Union marocaine des agents et courtiers d’assurances s'indigne contre une nouvelle mesure prévue par le projet de Loi de finances 2018: celle de ramener le taux de la TVA sur les opérations d’intermédiation en assurances à 20%. L'Umac demande une réunion avec le chef du gouvernment.
"A la lecture du projet de Loi de Finances 2018, nous avons appris, votre volonté de ramener le taux de la TVA sur les opérations d’intermédiation en assurances de 14 à 20%. Vous n’êtes pas sans savoir que la profession de l’intermédiation en assurances est la seule activité économique qui n’a pas droit à la déduction de la TVA, tout en étant soumise à un taux de 14%", écrit l’Umac (Union marocaine des agents et courtiers d’assurances) dans un courrier adressé ce 23 octobre au chef de gouvernement et au ministre des Finances.
"Longtemps, nous avons attendu la correction de cette situation qui porte atteinte à un principe fondamental de cet impôt indirect, à savoir sa neutralité pour la structure économique. A notre grande surprise, et non sans consternation, nous assistons à un projet qui non seulement maintient une situation que nous jugeons injuste mais accentue l’iniquité fiscale dont a toujours souffert notre profession quant au volet de la TVA", poursuit l'Umac.
"Avons-nous besoin de rappeler que l’élimination du droit à la déduction, est censée équilibrer un avantage fiscal, matérialisé par l’exonération ou la faiblesse du taux appliqué? Notre profession, se retrouve pénalisée par une situation particulièrement injuste, d’autant plus que nous appartenons à un secteur de services où l’intégration de la TVA dans nos charges ne saura en aucun cas compenser la taxe versée", s'interroge la profession.
"Face à la gravité de la situation, l’UMAC en sa qualité d’association professionnelle se tient à votre disposition pour une rencontre où elle saurait vous exposer le point de vue de ses adhérents de manière plus approfondie", suggère Youssef Bounoual, président de l'Umac.