Conjoncture. Le déficit budgétaire atténué selon la DEPF
La situation des charges et ressources du Trésor à fin août 2017 démontre une atténuation du déficit budgétaire de 15,2% (- 4,7 MMDD), pour s’établir à 26,1 MMDH, indique la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).
Cette amélioration est expliquée par l’augmentation des recettes ordinaires à un rythme dépassant celui des dépenses globales, explique la DEPF qui vient de publier sa note de conjoncture pour le mois d’octobre 2017.
Par rapport aux prévisions de la Loi de finances 2017, les recettes ordinaires, qui sont en hausse de 5,5% par rapport à la même période de l’année précédente, ont été réalisées à hauteur de 64,7%, totalisant 146,6 milliards de dirhams.
Cette performance est liée principalement à l’augmentation des recettes fiscales de 6,7% par rapport à fin août 2016, pour atteindre 132,3 MMDH, en exécutant 65,8% des prévisions initiales. Selon la DEPF, ce résultat émane de la hausse des recettes des impôts directs qui se déclinent comme suit :
- Recettes de l’IS: + 18,8% (exécution de 68,8% des prévisions initiales);
- Recettes de l’IR: +1,7% (exécution de 66% des prévisions initiales).
Pour ce qui est des recettes des impôts indirects, elles ont augmenté de 5,9%, pour s’établir à 55,3 MMDH, avec un taux de réalisation de 65,3%. Cette évolution découle du raffermissement des recettes de la TVA (+7,8%), celles des TIC (+2,2%), ainsi que celles des recettes relatives aux droits d’enregistrement et de timbre (+2,7%).
Par contre, les recettes non fiscales ont connu une baisse de 8,5%, pour atteindre 12,3 MMDH à fin août 2017. Cette baisse est liée particulièrement à la baisse des dons CCG de 5,9%, et aussi, au recul des recettes en atténuation des dépenses de la dette de 76%.
En ce qui concerne les dépenses ordinaires, elles ont connu une hausse de 1,9%, en exécutant 66,2% des prévisions initiales. Cette variation, par rapport à la même à période de l’année précédente, s’explique par la hausse des charges de compensation (+36,7) suite à l’augmentation des cours mondiaux de gaz butane, et par les dépenses des biens et services qui ont connu une légère hausse de 0,6%.

La hausse des charges de compensation et des dépenses des biens et services a été atténuée par le recul des dépenses de personnel (-0,4%) et de celles des dépenses de la dette publique (-3,5% des intérêts de la dette).
De leur côté, les dépenses d’investissement ont baissé de 1,8%, par rapport à fin août 2016, pour atteindre 38,3 MMDH, soit une exécution de 69% des prévisions initiales.