Elotmani: “Je ne suis pas un dictateur”
"Ce gouvernement sera celui de l’écoute, de l’échange et des réalisations. Nous croyons en l’approche participative et nous y tenons pour régler tous les dossiers", a souligné Saadeddine Elotmani, lors du forum de la Map, organisé le 17 octobre.
"Je vous donne l’exemple de la lutte contre la corruption. Dès l’installation du gouvernement, ce fut l’un des premiers dossiers auxquels nous nous sommes attelés. Il nous a fallu deux mois pour élaborer le décret portant création de la commission nationale de lutte contre la corruption.
"Les débats ont été houleux, il y a eu plusieurs points de discorde. En ouvrant le débat, nous sommes arrivés à un consensus pour la majorité des points. Pour les autres, j’ai dû trancher. C’est cette même approche qui est de rigueur pour tous les autres dossiers, notamment à caractère social.
"J’ai déjà contacté les associations qui siègeront dans la commission de lutte contre la corruption ainsi que la CGEM pour qu’elle procède à la nomination de ses représentants. Les commissions sectorielles pourront ainsi commencer leurs travaux donnant le coup d’envoi à la stratégie de lutte contre la corruption.
"Cet esprit règne également au sein du gouvernement qui travaille en parfaite harmonie, malgré des divergences de points de vue. Je ne suis pas un dictateur. Bien au contraire, j'oeuvre pour trouver des compromis .
"Le chef du gouvernement a un rôle d’arbitrage et de coordination. Il doit également veiller à l’harmonie dans le programme gouvernemental et trancher si besoin. Nous nous dirigeons vers une meilleure institutionnalisation du travail de la présidence du gouvernement avec des mécanismes que nous avons mis en place dès l'installation du nouveau gouvernement".