Les médecins du secteur privé toujours en colère contre le ministre de la Santé
Une assemblée générale aura lieu ce jeudi 12 octobre pour discuter de l'avancement de toutes les revendications et décider d'une mobilisation collective sur le terrain.
Le Collège syndical national des médecins généralistes libéraux (CSNMGL) s'est joint à l'Association nationale des cliniques privées (ANCP) et au Collège syndical national des médecins spécialistes privés (CSNMSP) pour "dénoncer" l'attitude du ministre de la Santé Houcine Louardi.
Ces trois instances affirment avoir été exclues de la réunion tenue le 26 septembre par ce dernier avec d'autres syndicats du secteur, pour promouvoir le dialogue social.
Rappelons que les syndicats qui ont participé à cette réunion avec le ministre sont la Confédération démocratique du travail (CDT), l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP), l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), l’Organisation démocratique du travail (ODT), le syndicat national des médecins généralistes (SNMG), le syndicat national des cliniques privées (SNCP) et le syndicat national des médecins du secteur libéral (SNMSL).
Lors d'un point de presse précédant l'assemblée générale de ce jeudi, ces associations ont mis le doigt sur plusieurs revendications dont:
-la mise en place d’un conseil supérieur de la santé, comme instance politiquement indépendante, en mesure de définir une vision de la santé à long terme;
- et l’organisation des assises de la santé pour définir entre praticiens du secteur, la destinée de la médecine et de la santé. Cette manifestation ne va exclure aucun acteur syndical.
Elles déplorent également l'absence de revalorisation des tarifs des prestations médicochirurgicales, gelés depuis 2006 pour l'Amo et depuis 2002 pour la CMIM (Caisse mutualiste inter-professionnelle marocaine) et la FMSAR (Fédération marocaine des sociétés d'assurances et de réassurance).
Rappelons que la convention nationale de l'Amo devait être revue tous les trois ans, mais aucune modification n'a eu lieu depuis la date de sa mise en place.
Ces associations déplorent aussi:
-l'absence d'équité dans l'offre des soins, étant donné que les taux de couverture maladie sont inégaux entre la Cnops et la CNSS, ce qui constitue un préjudice pour la prise en charge de la santé du citoyen;
-l'inadéquation des lois promulguées sans réelle concertation avec les professionnels du secteur;
-l’abandon du secteur public qui constitue le système primordial de soins au Maroc;
-l'absence d’investissements dans les zones éloignées qui souffrent d’un déficit de soins;
-la tentative d’imposer des normes des cabinets médicaux et des cliniques privées, inadaptées aux réalités fonctionnelles et urbanistiques et au pouvoir d’achat des citoyens;
-Et l’absence de la couverture médicale et de la retraite pour l’ensemble du corps médical du secteur libéral.