Le ministère de l'Intérieur souligne l'urgence de soutenir le transport urbain
Dans un exposé présenté, jeudi 28 septembre, devant le Conseil de gouvernement, Noureddine Boutayeb, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, a souligné le besoin urgent d’adopter une nouvelle approche globale pour faire face aux problèmes et aux obstacles qui entravent le secteur du transport urbain, influent sur son attractivité et limitent la qualité des prestations offertes.
Le ministre a rappelé, à cet effet, le lancement par le Maroc en 2006 de plusieurs réformes en matière de planification, de gouvernance et de financement durable, qui ont "apporté des résultats encourageants, notamment au niveau de l’axe Rabat-Casablanca", et l’adoption de la loi 2006 relative à la gestion déléguée, et bien d’autres mesures.
Cette approche globale est fondée sur l’adoption d’un cadre institutionnel et réglementaire adéquat et la création d’entreprises de développement local chargées de gérer les investissements favorisant l'émergence d'un transport urbain efficace et compétitif, a expliqué M. Boutayeb.
Le ministre délégué a ajouté qu’une vision de développement durable a été élaborée et qu’un mécanisme spécial a vu le jour grâce à l’amendement des dispositions régulant l’organe de suivi des réformes du transport routier urbain et inter-villes.
En vue de concrétiser cette nouvelle perspective, visant à permettre aux villes marocaines de réformer le système de mobilité urbain conformément à une vision claire et globale, une convention relative à l’aménagement de la voirie et des infrastructures routières de Casablanca (2015-2022), dotée d'une enveloppe de 16 milliards de DH, a été signée le 26 septembre 2014..
M. Boutayeb a également mis en exergue les progrès réalisés en matière de réformes, ainsi que les prochaines étapes que suivra le nouveau modèle institutionnel qui combine l'Etat, les groupes fonciers et acteurs en urbanisation.
(Avec MAP)