Catalogne: Madrid s'attaque à la logistique du référendum interdit
Les forces de l'ordre espagnoles a entrepris, mardi 26 septembre, de "neutraliser" les bureaux de vote prévus pour le référendum d'autodétermination interdit en Catalogne. Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a appelé de son côté, depuis Washington, à "un retour au bon sens".
Alors que la Catalogne n'était pas officiellement au menu des discussions mardi à Washington entre Mariano Rajoy et Donald Trump, le président américain en a profité pour apporter son soutien à son hôte en déclarant que "l'Espagne est un grand pays et qu'elle devrait rester unie".
"Je pense vraiment que le peuple de Catalogne choisirait de rester en Espagne (...) Je pense que ce serait idiot de ne pas le faire. Il s'agit de rester dans un grand pays, magnifique, avec une véritable histoire", a-t-il insisté dans une allocution à ses côtés à la Maison Blanche.
A J-5, le bras de fer entre Madrid et les dirigeants séparatistes de la Catalogne s'est aussi poursuivi sur le terrain de la logistique pour l'organisation du vote, attaquée sur tous les fronts par la justice.
Le parquet de Catalogne a ordonné à la police régionale de procéder à l'identification des responsables des bureaux de vote qui devraient servir au référendum du dimanche 1er octobre.
Le procureur a demandé "à ce qu'ils soient entendus comme témoins pour qu'ils remettent la documentation qu'ils possèdent en rapport avec les faits, et afin d'être avertis concernant leur obligation de ne pas céder les centres pour la tenue du référendum".
En s'attaquant aux bureaux de vote, le parquet semble poursuivre la mise en œuvre d'un plan visant tous les mécanismes du référendum. Depuis la mi-septembre, il a menacé de poursuites les maires qui prêteraient des locaux et désormais aussi les responsables d'autres institutions: écoles, centres de santé...
La commission électorale a dû démissionner en bloc, la Cour constitutionnelle ayant menacé ses membres d'amendes journalières de 12.000 euros. L'équipe organisatrice est par ailleurs déjà mise en examen.
(Avec AFP)