Affaire Samir: rien de bien nouveau
Une société hongkongaise a manifesté, verbalement, son intérêt pour le rachat de la Samir. Le montant proposé a été jugé insuffisant. Une visite de site a été organisée et une offre concrète est en attente. La routine.
Comme plusieurs dizaines d'autres sociétés avant lui, un groupe chinois s'est renseigné, lundi 18 septembre, auprès du juge-commissaire chargé de la liquidation de la Samir, sur le rachat de cette entreprise basée à Mohammedia. Il s'agit d'une société opérant dans le secteur... de la joaillerie et établie à Hongkong.
L'entrevue, qui a eu lieu au bureau du juge-commissaire Abderrafi Bouhamria, n'a cependant débouché que sur "une manifestation d'intérêt verbale", affirme cette source judiciaire interrogée par Médias24.
Précision: "le montant proposé est bien en dessous de la fourchette des offres initiées par les concurrents sérieux", ajoute notre source autorisée. Cette fourchette oscille entre 25 et 30 milliard de DH.
A ce stade, il est impossible de juger du sérieux du candidat. Des candidats similaires, il y en a eu toutefois des dizaines. Très peu ont fini par élaborer une proposition écrite.
Sur recommandation de M. Bouhamria, l'investisseur de Hong Kong a dépêché son staff technique, important selon notre source, pour une visite de site en compagnie du syndic. "L'intéressé doit se constituer une idée claire de l'entreprise, préparer son dossier avant de déposer une offre écrite auprès du juge-commissaire", explique la source.
"Pour l'instant, ils n'ont pas encore recontacté le juge-commissaire. Le syndic a fait savoir qu'ils ont besoin d'au moins une semaine pour déposer une offre officielle. Mais encore faut-il que celle-ci soit revue à la hausse. Sinon, c'est le rejet assuré", tranche notre interlocuteur.
"Chaque semaine, des candidats intéressés viennent se renseigner sur la Samir et effectuent même des visites de site. Mais souvent, cela s'arrête au stade de la déclaration de volonté, sans qu'il n'y ait d'offre concrète ou suffisante", tempère la source. "Et à supposer qu'une offre écrite soit déposée, il faut tout de même compter un autre obstacle: les garanties, que mêmes les candidats dit sérieux n'ont toujours pas déposées".
Comme garantie, le juge-commissaire exige soit une caution délivrée par une banque marocaine, soit une avance conséquente versée en espèce ou par chèque certifié.
Pour la caution, nous savons de source sûre que des pourparlers entre une banque de la place et l'un des candidats sont en cours, et devront déboucher sur un livret déposé jeudi, au plutôt, au tribunal. Quant à l'avance, elle consistera en un pourcentage important mais négociable selon les dispositions du candidat.
Du côté du tribunal, on espère qu'au moins une de ces garanties soit déposée d'ici le 25 septembre, date à laquelle se tiendra la prochaine réunion d'examen des offres.
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