Affaire M'jid El Guerrab: Boris Faure s'exprime pour la première fois
Pour la première fois, Boris Faure, premier secrétaire de la fédération PS des Français de l'étranger, revient ce mercredi 13 septembre sur son altercation avec le député de "La République En Marche" M'jid El Guerrab qui a eu lieu le 30 août dernier, sur France Inter.
"Je prends la parole maintenant, tout simplement parce que mon état de santé commence tout juste à le permettre", explique M. Faure.
"C’est au départ, quelque chose d'assez banal, une rencontre fortuite entre deux personnes qui se connaissent. Je sors d’un rendez-vous chez mon psychanalyste, dans le 5e arrondissement et je tombe par hasard sur M'jid El Guerrab, que je connais depuis environ trois ans."
"Comme il y a eu des tensions lors de la campagne législative, je me dis que c'est le bon moment, parce que je le croise, d'avoir une conversation amicale. Malheureusement la suite va très mal se passer. Je veux rester dans un registre amical, je finis au sol en sang après deux coups de casque et un coup de sang du député".
Le responsable PS reste conscient quelques instants, avant de tomber dans le coma. Emmené aux urgences, il confie avoir souffert d'une "hémorragie cérébrale, avec pronostic vital engagé, et puis 4 jours de service de réanimation, entre la vie et la mort, dans un état assez critique".
"Aujourd'hui, je me sens affaibli, mais suffisamment en forme pour parler. J'ai une oreille qui entend très mal, des maux de tête, je n'ai pas encore récupéré 100% de mes moyens".
Concernant les insultes racistes, Boris Faure dément: "je vous le dis très nettement et solennellement, il n'y a eu dans ma bouche ce jour-là aucune insulte raciste (...) ça ne fait pas partie de mon ADN. Je suis un promoteur de la multi-appartenance, j'ai toujours considéré pendant la déchéance de nationalité que la bi-nationalité est une richesse. C'est du mensonge éhonté, même son entorse au poignet, c'est du roman de gare. Il y a donc une deuxième agression... celle de la diffamation".
Enfin, M. Faure confie qu'il "ne croit pas au pardon, je crois à la justice".
Rappelons que M'jid El Guerrab a démissionné de "La République En Marche", mais reste député.