Nettoiement. Casablanca envisage de résilier le contrat de Sita Blanca
Le conseil de la ville tient une session extraordinaire, vendredi 15 septembre, consacrée à la résiliation du contrat avec le délégataire SITA Blanca (Sita El Beida). En cas de résiliation, la transition sera assurée par la SDL Casa Prestations, le temps de désigner un nouveau prestataire.
"Sita Blanca a demandé la révision du contrat en février 2017, c’est son droit. Nous avons accepté. Mais après six mois de négociations, nous n’avons trouvé aucun compromis, d’où la piste de la résiliation qui sera soumise au vote lors d’une session extraordinaire du conseil prévu ce vendredi 15 septembre sur recommandation du Wali", nous indique Abdessamad Haiker, premier vice président du conseil de la ville.
Une réunion à ce sujet a été tenue lundi 11 septembre et un communiqué virulent a été adressé aux médias le soir même.
Si la décision est entérinée, il reviendra à la SDL Casa Prestations d’assurer le service du nettoiement en attendant qu’un nouvel appel d’offres aboutisse au choix d’un nouveau prestataire.
En aura-t-elle les moyens humains et logistiques?
"En dehors de la direction générale, les moyens du délégataire restent à la disposition de la ville durant cette période transitoire, c’est prévu dans le contrat", répond Abdessamad Haiker.
D’un autre côté, un audit a été réalisé en 2017, concluant à de nombreux manquements de la part du délégataire aux clauses du cahier des charges. "Les investissements promis n’ont pas été engagés et les pénalités ont atteint le maximum toléré", ajoute M. Haiker.
Le maintien des déchets ménagers et assimilés sur la voie publique plus de 24 heures donne lieu par exemple à des pénalités de 5.000 DH par constat et par jour selon le cahier des charges.
Il est à rappeler que la gestion de la propreté de la ville est déléguée à deux sociétés depuis mars 2014 et ce pour une durée de 7 années. La ville paie annuellement environ 600 MDH.
- Sita Blanca, une entreprise française affiliée au groupe Suez Environnement.
- Averda Casa, affiliée au groupe libanais Averda International.

Des réunions seront également tenues avec Averda au sujet des manquements constatés, ajoute M. Haiker.
Mais pour le moment, c’est Sita Blanca qui est dans la ligne de mire.
Ci-dessous le communiqué de la Ville.
