Carcasses putréfiées: l'Algérie touchée pour la deuxième année consécutive
En Algérie, les carcasses putréfiées de moutons de l'Aïd font jaser pour la deuxième année consécutive. Depuis le 2 septembre, lendemain de la fête religieuse, des photos de viandes verdâtres, semblables à celles signalées au Maroc, ont inondé les réseaux sociaux Facebook et Twitter.
L'Organisation algérienne de protection et d'orientation du consommateur et son environnement (APOCE) a rappelé, dans un communiqué publié le 3 septembre, qu'elle avait déjà tiré la sonnette d'alarme en révélant depuis 2016 "l'existence d'additifs alimentaires ayant accéléré la putréfaction dans un climat déterminé".
Elle dit également avoir été saisie de nombreuses plaintes de citoyens réclamant des explications.
Dans une première réaction officielle, le ministre de l'Agriculture, Abdelkader Bouazghi, a voulu tempérer sur les causes, indiquant lors d'une conférence de presse organisée le 5 septembre que des analyses microbiologiques sont en cours, rapportent des médias locaux.
Parlant au conditionnel, le ministre a néanmoins déclaré que" les méthodes d'abattage", " les mauvaises conditions de conservation" et " la chaleur" seraient à l'origine des cas signalés, contredisant par là les hypothèses formulées par l'organisation APOCE, qui, elle, pose ses soupçons sur les méthodes d'engraissement.
Enfin, le ministre s'est voulu rassurant sur le caractère "isolé" du phénomène, faisant savoir que le nombre de cas "n'a pas dépassé 500 sur les 4 millions de bêtes sacrifiées le jour de l’Aïd ", a-t-il dit.