Poches de sang dispersées au centre de transfusion sanguine de Meknès: les explications du ministère de la Santé
Le ministère de la santé a dénoncé la diffusion sur les réseaux sociaux de photos de poches de sang datant d'octobre 2014 accompagnées de commentaires erronés.
"Ces photos de poches de sang dispersées à l'entrée du centre de transfusion sanguine de Meknès ont été commentées d’une manière erronée et dénudée de tout fondement", a affirmé le ministère dans un communiqué.
Le ministère, qui a réitéré ses appels de don de sang pour répondre aux besoins en cette matière vitale, a souligné que ces photos reviennent au mois d’octobre 2014, et indique qu'il a dépêché une commission centrale d'inspection, dirigée par le directeur du Centre national de transfusion sanguine afin de mener les enquêtes nécessaires au centre régional de transfusion sanguine à Meknès.
Certaines personnes ont, délibérément, fait sortir ces sachets du centre de Meknès, les ont dispersés par terre et les ont pris en photo, a fait savoir le communiqué qui note que les mesures administratives nécessaires ont été prises contre les personnes impliquées.
Le ministère a considéré que la diffusion et le partage de ces photos" en ce moment précis où le pays connait un manque terrible en cette matière vitale (le sang), constitue non seulement une atteinte grave à la sécurité sanitaire, mais une remise en question des efforts consentis par le ministère et les personnes qui y sont associées, en vue de garantir des services de santé répondant aux attentes des citoyens et le droit au traitement et aux soins".
La diffusion de ces photos "avec des commentaires erronés et aberrants, coïncide avec la campagne de sensibilisation initiée par le ministère de la santé, le Centre national de transfusion sanguine et les centres régionaux affiliés, appelant les citoyens à faire don de leur sang pour sauver des vies de patients et de blessés et couvrir le manque terrible que connaissent les centres de transfusion sanguine, notamment pendant la saison estivale, marquée par le nombre élevé des accidents", a fait remarquer le ministère.
(Avec MAP)