Réseau des bus à Casablanca. Ce qui se prépare d'ici 2019
Fin 2017, on saura si la ville renouvellera l’expérience de l’exploitant unique comme ce fut le cas avec Mdina Bus ou si la contractualisation se fera avec plusieurs exploitants.
Le 1er novembre 2019 est la date à laquelle le ou les nouveaux exploitants entreront en fonction, en remplacement de Mdina Bus, officiellement seul transporteur par bus à Casablanca depuis aout 2004.
Mais le processus est déjà bien lancé depuis que l’Etablissement de coopération intercommunal (EIC) a mandaté, en février 2017, Casa Transport pour la préparation et le lancement de l’appel d’offres. Contrepartie financière: 6 millions de DH que l’EIC s’engage à verser à la SDL, selon la convention signée entre les deux parties et dont nous détenons une copie.
La SDL procédera également à l’élaboration d’un diagnostic fouillé de la situation actuelle, se penchera sur la restructuration du réseau bus pour "assurer une complémentarité avec le réseau de transport en commun en site propre –TCSP- sur un territoire plus large (18 communes au lieu de 11)", nous indique une source autorisée à Casa Transport.
TCSP désigne tout le réseau qui a une voie dédiée: les 4 lignes du tramway qui seront opérationnelles en 2022, ainsi que les deux lignes de bus à haut niveau de service qui le seront en 2020. Le tout géré par RATP Dév pour 4,78 MMDH de 2017 à 2029.
Les appels d’offres seront lancés vers la mi-2018, après validation fin 2017 des scénarios d’exploitation par l’ECI. Cette dernière est une sorte de groupement des communes urbaines en charge du suivi des grands chantiers intercommunaux.
Casa Transport ne s’occupera pas seulement de la partie contractualisation, mais à partir de fin 2017, des missions complémentaires lui incomberont. Parmi lesquelles, lancer le processus d’acquisition du matériel roulant, élaborer la nouvelle politique tarifaire et la stratégie de changement.
Ce dernier point n’est pas une mince affaire. Il faudra se pencher sur le cas des 3.800 salariés de Mdina Bus, gérer la problématique du transport informel, maintes fois soulevé par le gestionnaire actuel et préparer l’infrastructure de soutien.
Depuis 2009, d’autres transporteurs –Lux par exemple- ont investi la ville occasionnant un manque à gagner pour l’entreprise censée avoir le monopole en vertu du contrat conclu avec la commune.
Dans un audit réalisé par KPMG couvrant la période 2004-2016, il a été clairement démontré que le délégataire faisait fi des clauses du contrat. L’âge des véhicules en circulation:alors qu’il ne doit pas dépasser 7 ans selon les clauses du contrat, la moyenne d’âge des 650 bus en circulation est de 17 ans.