Après des ventes décevantes, Pfizer sous pression pour avaler un rival
La pression est montée d'un cran mardi 1er août sur le laboratoire Pfizer pour relancer sa croissance via une grosse acquisition, après des ventes trimestrielles décevantes affectées par l'expiration des brevets de certains médicaments et le dollar fort.
Pfizer a certes enregistré un bond de 50% à 3,07 milliards de dollars (MM$) de son bénéfice net au deuxième trimestre, mais le deuxième trimestre 2016 avait été grevé de charges d'un montant de près de 820 millions de dollars.
Le chiffre d'affaires lors des trois mois achevés fin juin a diminué de 2% à 12,9 MM$, inférieur aux 13,08 MM$ escomptés. La faute à la division "médicaments matures", regroupant les médicaments comme le Viagra dont les brevets ont expiré ou vont l'être, dont les ventes ont chuté de 13,5% à 5,2 MM$.
Ce recul n'a pas pu être compensé par les traitements innovants (oncologie et immunologie notamment) dont les ventes n'ont augmenté que de 9% à 7,67 MM$, freinées par une baisse des recettes générées par l'anti-inflammatoire Enbrel et les vaccins de la famille Prevnar contre les infections invasives comme la pneumonie. La bonne forme d'Ibrance, le traitement contre le cancer du sein, n'a rien changé.
A Wall Street, le titre perdait 0,09% à 33,13 dollars vers 16H50 GMT. Il stagne depuis le début de l'année alors que l'indice boursier S&P 500, le plus surveillé par les milieux d'affaires, a gagné plus de 10%.
Ce décalage s'explique en grande partie par le fait que la communauté financière s'interroge sur les perspectives d'avenir de Pfizer, lesquelles passent, selon les analystes, soit par une nouvelle cure d'austérité, soit une scission en deux du groupe, soit des acquisitions dont une de grande taille.
C'est cette dernière hypothèse qui a les faveurs des analystes financiers, qui ont profité de la conférence téléphonique de présentation des résultats mardi pour griller le PDG Ian Read.
(Avec AFP)