Casablanca. Le maire veut durcir les règles d’hygiène et d'environnement
Un projet d’arrêté communal d’une centaine de pages a été élaboré et soumis au vote des élus lors d’une session extraordinaire tenue le 27 juillet. Les nouvelles règles d’hygiène, la prévention sanitaire et la protection de l’environnement y sont traitées.
"Il faut d’abord qu’on vérifie si les dispositions de cet arrêté sont en conformité avec les lois en vigueur", a protesté l’Istiqlalien Lhoucine Nasrollah, président de la commission de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, lors de la session extraordinaire du conseil, tenue le 27 juillet.
D’autres voix se sont jointes à lui. Sur demande de la majorité des élus, l'approbation de la décision a finalement été reportée, le temps d’y voir plus clair.
Que dit ce projet d’arrêté supervisé par Nabila Rmili, vice-présidente du maire Abdelaziz Elomari?
Constitué de 295 articles, il traite aussi bien de la propreté dans des lieux publics comme les hammams, piscines… que des règles d’hygiène et de sécurité à observer par les commerces d’alimentation, les unités de transport des viandes, les ambulances, les taxis, les salles de sport, les salons de coiffure, les spas, … en passant par les maladies contagieuses, les inhumations, les chiens errants, les façades des immeubles….
En cas d’infractions graves comme l'atteinte à la sécurité des consommateurs, des fermetures peuvent être prononcées. Dans des cas moins graves, des amendes -dérisoires- sont appliquées. Voici quelques exemples:
-Jeter des ordures dans la rue, y compris des véhicules, est passible d’une amende de 100 DH. C’est la même amende qui est appliquée que ce soit pour les ordures ménagères ou les déchets industriels ou hospitaliers, sauf en cas de déchets dangereux où un PV doit être rédigé et soumis à la police environnementale.
-L’émission de gaz d’échappement, les fuites d’hydrocarbures sur la voie publique…: 100 DH.
-Etendre le linge à l’extérieur, se laver dans les fontaines publiques… :100 DH.
Mais pour les constater, il faut que la police administrative doit opérationnelle et généralisée à l’ensemble du territoire casablancais. Pour le moment, seuls quelques sites pilotes sont concernés: Il s’agit d’Anfa, Moulay Rachid, Sidi Bernoussi, Sidi Othmane et Mâarif, toujours en phase de test.
L’existence de la police administrative est prévue par la loi organique communale. Elle fait partie des attributions du président du conseil de la commune qui exerce, à travers elle, tout ce qui concerne les autorisations, injonctions ou interdictions dans les domaines de l’hygiène, de la salubrité, de la tranquillité publique et de la sûreté des passagers.
Leurs missions étaient accomplies jusque-là par des fonctionnaires de la commune.