Al Hoceima: deux figures du PJD désavouent le parti et le gouvernement
Au cours du dernier Conseil National du PJD, tenu le 15 juillet, Benkirane disait que les militants ou dirigeants avaient le droit à la liberté de parole, pouvaient s’exprimer… jusqu’à une certaine limite. Mais qu’une fois qu’une décision était prise, il fallait que tout le monde la respecte. Il faisait allusion à différents posts publiés sur Facebook par des figures comme Amina Maelainine ou Abdelali Hamieddine. Posts qui ont été fortement critiqués par une partie des dirigeants du parti.
Hamieddine et Maelainine persistent. Le premier qui est président de commission à la chambre des conseillers, écrit que la population d’Al Hoceima a vaincu la décision d’interdire la manifestation du 20 juillet, décision prise par “qui vous savez“. La seconde évoque une “majorité Laftit“ conduite par le PJD.
Les autres dirigeants ou membres en vue du PJD restent discrets ou prennent des positions de soutien au gouvernement.
Les deux trublions iront-ils jusqu’à proposer formellement une sortie du gouvernement? ou jusqu’à provoquer une scission au sein du PJD? Saisissent-ils le hirak d'Al Hoceima comme une perche pour des règlements de comptes internes? Ou représentent-ils plutôt un courant réel au sein du PJD? Dans les instances du parti, ils restent très minoritaires.