Aviation: le Maroc se dote d'un laboratoire d’analyse des boîtes noires
Un laboratoire d’analyse des données des enregistreurs de vol (boîtes noires) a été inauguré jeudi 20 juillet à Rabat. Objectifs: conduire des enquêtes techniques, mener des études de sécurités aériennes et contribuer à l’élaboration du programme national de la sécurité aérienne.
Inaugurée au siège de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), cette nouvelle structure permettra aux enquêteurs de procéder efficacement au dépouillement et à l'analyse des données de vol, en vue de déterminer les causes et les circonstances des accidents et incidents d'aviation tel qu’exigé par les normes internationales en vigueur.
Ce laboratoire a des capacités technico-opérationnelles qui confèrent au Maroc une réelle autonomie en matière d’exploitation systématique des données des enregistreurs de vol suite aux accidents et incidents graves, une protection des renseignements relatifs aux vols en question et un développement continu de l'expertise nationale.
Les enregistreurs de vol sont deux équipements embarqués à bord d'un avion (CVR: cockpit voice recorder) et un enregistreur des paramètres de vol (FDR: flight data recorder) qui enregistrent pendant le vol des données destinées à être utilisées après un accident ou un incident.
En fait, ce laboratoire a la compétence juridique et technique pour analyser les enregistreurs embraqués à bord des avions marocains et étrangers, en cas d'accidents d'aviation survenu sur le territoire ou l'espace aérien marocain ainsi qu'aux avions marocains à l’étranger.
Les enregistreurs de vol constituent des sources d’information très importante, et même indispensable pour le bon déroulement d’une enquête technique, ils assistent les enquêteurs techniques pour déterminer les causes et les circonstances d’un accident ou d’un incident grave d’aviation.
Dans une déclaration à la MAP, à cette occasion, le ministre du Tourisme, Mohamed Sajid, a souligné que ce laboratoire est l’un des "plus performants" et "l’unique de son genre" en Afrique et dans le monde arabe.
Ce genre de technologie n’était pas disponible au Maroc, a-t-il dit, notant qu'il est désormais possible de mener des enquêtes complètes dans ce laboratoire et sauvegarder les données au niveau national pour garantir une autonomie en terme d’enquête.
La DGAC a signé plusieurs conventions avec ses homologues étrangers notamment la France en 2009, les Emirats arabes unis en 2015 et l’Arabie saoudite en 2016, avec pour objectif l’échange des expériences, d’informations, d’expertises et de formations des enquêteurs.
(Avec MAP)