Fitch: les créances douteuses sont sous-estimées dans les banques marocaines
Les ratios de créances douteuses sont considérablement plus élevés au Maroc que dans les pays développés, écrit Fitch dans une note consacrée à la situation des banques marocaines au regard des crédits en souffrance.
L’agence de notation indique que la moyenne des créances douteuses pour les 7 plus grandes banques en 2016 à 9,7% mais que la pratique de provisionnement et de classification sous-estime l’ampleur réelle de la faiblesse du portefeuille crédits. La Société Générale et la BMCI qui suivent les politiques plus prudentes imposées par leurs maisons mères françaises ont des ratios plus élevés : 14,6% et 12,7% respectivement.
Fitch estime qu’en réalité, les créances douteuses représentent entre 12% et 14% des portefeuilles.