A Al Hoceima, course contre la montre pour sauver la saison touristique
A Al Hoceima, c’est un peu la course contre la montre pour sauver la saison, ou au pire limiter les dégâts. L’ONMT multiplie les actions.
Il y a eu les décisions en matière d’accessibilité, avec la création de 4 nouvelles liaisons aériennes directes avec Tanger et Casablanca, vendues à un prix relativement bas. Il y a eu les discussions avec les agents de voyage pour élaborer des packages proposés aux nationaux et aux touristes étrangers.
Maintenant, c’est une action ponctuelle, dont l’ONMT espère un effet rapide. Des journalistes, influenceurs, blogueurs et une vingtaine d’artistes ont été conviés dans la ville, avec l’espoir de susciter un buzz positif. Cette action qui s’est déroulée mercredi et jeudi, 12 et 13 est accompagnée d’une campagne de publicité vantant l’attrait d’une région au demeurant magnifique.
Ce type d’opérations est un classique : “mettre à profit la popularité d’artistes ou de personnes influentes sur les réseaux sociaux pour créer un buzz positif“, explique Sana Smyej, responsable des relations publiques de l’événement.
Khalid El Bachrioui, président du conseil provincial du tourisme, approuve l’action de l’ONMT et espère que les agents de voyages attendus vendredi prochain pourront lancer rapidement des packages avantageux.
Car chaque jour apporte des annulations de réservations, nous confie Mme Wafae El Kamali, directrice de l’hôtel Mercure. Dans cet hôtel, la fréquentation de cette année est en recul de 5% par rapport à l’année précédente. A ce jour, 50% des annulations donnent lieu à des désistements de dernière minute, malgré les baisses de tarifs consenties par l’établissement.
Mme El Kamali salue le lancement des nouvelles liaisons aériennes mais estime que la voie maritime est aussi importante. “Il n’existe qu’une seule rotation tout au long de l’année de Mortil en Espagne à Al Hoceima, souvent en été ce nombre s’élève à 3 rotations, mais ceci reste insuffisant. Enfin, elle rappelle que la formation est indispensable si l’on veut employer les jeunes de la région dans le tourisme.
Liaisons maritimes, formation, et enfin capacité d’hébergement. Celle-ci est insuffisante pour permettre un vrai développement touristique. La première lueur d’espoir concerne le projet d’appart-hôtels de la CGI-CDG à Souani et qui n’ouvrira que dans deux ans.