Gdim Izik: le procès reprend ce mardi
La Chambre criminelle près l'annexe de la Cour d'appel à Salé a repris, mardi 11 juillet, l'examen du procès des accusés dans les violences du camp de Gdim Izik, en donnant la parole au Parquet général et à la défense de la partie civile.
Lors de sa plaidoirie aux audiences du 14 et 15 juin dernier, la défense des accusés avait présenté des explications sur le contexte général des événements du camp de Gdim Izik. La défense a relevé quelques contradictions dans les résultats des rapports de l'expertise médicale, ainsi que le fait de ne pas avoir tranché sur les plaintes des accusés concernant des prétendus faits de torture, ce qui empêche leur adoption par la Cour, appelant à leur exclusion du dossier du procès.
La défense avait ajouté que le parquet a présenté de nouvelles preuves à charge pour appuyer les procès-verbaux de la police judiciaire, considérés comme de simples renseignements par le législateur, tels les PV des appels téléphoniques dont la légalité de la source et de la date d’ordonnancement restent à prouver, ce qui conduit à l’exclusion des preuves à charge.
En réponse aux plaidoiries de la défense des accusés, le parquet général a expliqué que les conversations téléphoniques ont été enregistrées, le 12/10/2010, sur la base d'un ordre judiciaire du premier président de la Cour d'appel de Laâyoune, sur demande du parquet général en vertu d’une demande présentée par les services de la police judiciaire, conformément à la loi.
Le parquet général a également expliqué que les PV de transcription et de transfert du contenu des conversations ont été établis conformément aux dispositions de l'article 108 et des articles suivants du Code de la procédure pénale.
La Chambre criminelle près la Cour d'appel poursuit l’examen de l’affaire en l'absence des accusés qui sont en état de détention, et qui refusent toujours de rejoindre la salle des audiences. La Cour a, de nouveau, décidé conformément aux dispositions de l’article 423 du code de la procédure pénale, de les informer à l’issue de l’audience, à travers le greffier, des suites du déroulement du procès.
(Avec MAP)