Gdim Izik: Report du procès au 11 juillet
La Chambre criminelle près l'annexe de la Cour d’appel à Salé a décidé de reporter au 11 juillet prochain l’examen du procès des accusés dans les évènements de Gdim Izik.
Au cours de l'audience consacrée à la poursuite de la plaidoirie du parquet et de la défense des accusés, cette dernière s'est attardée sur le contexte général des évènements survenus au camp Gdim izik avant d’exposer les rapports de l’expertise médicale.
D’après la défense, ces rapports, qui comportent des contradictions, n’ont pas tranché sur les plaintes des accusés concernant des prétendues pratiques de torture et ne peuvent ainsi constituer des preuves, a déclaré jeudi 15 juin, le Procureur général du Roi près la Cour d’appel à Rabat, Hassan Daki.
La défense a, de même, ajouté que le parquet a présenté de nouvelles preuves à charge pour appuyer les procès-verbaux de la police judiciaire. Ces PV sont considérés "comme de simples renseignements par le législateur, tels les appels téléphoniques dont la légalité de la source et la date d’ordonnancement restent à prouver".
Elle a conclu que ces appels téléphoniques interceptés ne peuvent être considérés comme des preuves à charge tout en demandant l’irrecevabilité des photos des prévenus ayant été exposées devant les témoins après que ceux-ci aient refusé toute confrontation.
Concernant les témoignages, la défense a estimé qu’il fallait citer à comparaître des témoins qui ne sont pas impliqués dans cette affaire, estimant que les rédacteurs des PV de la police judiciaire ne peuvent se présenter comme témoins, a dit le procureur général.
La défense a, à cette occasion, rappelé que l'installation du camp Gdim Izik est intervenue dans le cadre de revendications sociales, qui ont pris une tournure dramatique.
(Avec MAP)