Démocratie. Le Maroc en tête du classement “Arab democracy index 5”
Le Maroc se classe, pour la 4e année consécutive, en tête de l’indice de la démocratie arabe, mis au point par l’ONG Arab Reform Initiative, en partenariat avec le Centre palestinien pour la recherche sur les politiques et les enquêtes et une dizaine de centres de recherche dans le monde arabe. L'ONG est dirigée par le petit-fils Kawakibi, une grande figure syrienne et panarabe.
Dix pays arabes figurent dans ce classement: la Tunisie, l’Egypte, le Bahreïn, l’Algérie, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Palestine, l'Arabie Saoudite et le Maroc.
Le rapport s’est basé sur différents indicateurs pour mesurer la transition démocratique, dont la liberté d’expression, le respect des droits des citoyens, l’application de la loi et la transparence du travail des organisations gouvernementales...
L’enquête montre, qu’en général, il y a une dégradation des pratiques démocratiques dans les pays arabes. l'indice moyen s’établit à 571 sur 1000, soit un déclin de 10 points par rapport au précédent rapport de 2012.
L’étude montre également que la Tunisie affiche la meilleure progression, tandis que l’Egypte enregistre le plus grand déclin.
Le Maroc continue pour sa part de garder la première place depuis 2008, avec un indice de 735 sur 1000 en 2017, et ce grâce aux multiples réformes engagées depuis la Constitution de 2011. "Celles-ci ont clairement influencé la stabilité politique et sociale et ont favorisé la transition démocratique", expliquent les chercheurs.
Le Royaume est suivi par la Tunisie (690/1000) et la Jordanie (640/1000). Le Koweït est 4e (631/1000), suivi de l’Algérie (589/1000), la Palestine (538/1000), et du Liban (532/1000). L’Egypte occupe le 8e rang (503/1000), devant le Bahreïn (436/1000) et l’Arabie Saoudite (419/1000).
Selon Bassma Kodmani, directrice générale de l’Arab Reform Initiative, "les dirigeants arabes continuent de croire qu’ils peuvent apaiser leur peuple en adoptant simplement de nouvelles lois sans les appliquer réellement".